TOME IV
5*2 LES HETEENS.
comme ceux de récriture, doivent donc présenter une certaine uniformité, tous ceux du moins qui appartiennent à ce que Ton peut appeler la période primitive, à celle où ne se fait pas encore sentir, dans Tintérieur de la péninsule, Faction du génie grec. Ce sont les inscriptions de Hamath, de Gargamich et des autres vieilles cités de la Syrie septentrionale qui nous ont fourni les types les plus anciens et les plus purs de récriture hétéenne; il y a donc lieu d'attacher une importance toute particulière aux rares débris de la sculpture qui ont été découverts dans cette même contrée et de les étudier tout d'abord pour leur demander quel a été le caractère, quelle a été la valeur des arts du dessin chez le peuple énergique et vaillant dont nous avons cherché à remettre en lumière le rôle historique. Après le Naharana, c'est la Cappadoce qui nous offre les échantillons les plus nombreux d'un système de signes qui n'a laissé que des traces plus clairsemées dans l'Asie à l'ouest de l'Halys; en Cappadoce, ces hiéroglyphes accompagnent des monuments dont quelques-uns sont plus considérables et mieux conservés qu'aucun de ceux qui jusqu'à présent ont été découverts entre l'Euphrate et TOronte. D'ailleurs, de part et d'autre, les signes sont les mêmes, et, dans l'exécution des bas-reliefs, même facture, mêmes conventions, même style. Nous commencerons donc par dresser un inventaire, qui devra être aussi complet que possible, du petit nombre de monuments qui ont été recueillis dans les limites du territoire où la puissance hétéenne avait son siège principal; la suite naturelle de cette étude sera la description circonstanciée de ces sculptures rupestres et autres de la Cappadoce que nous avons eu jadis l'avantage d'examiner sur place et de faire mieux connaître par des images plus fidèles, à la suite de fouilles qui n'ont pas été aussi complètes que nous l'aurions voulu, mais qui nous ont cependant permis de dégager plus d'une ligure et de nous faire une idée plus juste de l'ensemble.