Les défilés de l'Amanus. D'après Reclus
tion (fig. 264); d'autres chemins, dont les traces ont été tout récemment relevées, allaient d'ailleurs, par la montagne, des plaines de l'Oronte à la côte2 ; là, si la route était barrée, vers le sud, par les escarpements formidables du cap nommé Ras-el-Khanzir ou « la Hure du sanglier », vers le nord au contraire un défilé, qui fut de bonne heure élargi par le fer, celui que l'on appelle aujourd'hui la Portelle, ou les Piliers de Jonas, ouvre entre les rocs et la mer une voie qui mène en Cilicie à la grande plaine où se jettent le Pyramos et le Saros (fig. 265). La Cilicie est ainsi une dépendance naturelle de la Syrie septen-
i. E. Reclus, Nouvelle Géographie, t. IX, p. 759.
2. Marsjikr, les Route* de l'Amanus (Gazette archéologique, 1834, pp. 43-50).
trionale; quiconque est maître de celle-ci ne résistera pas à la tentation d'occuper ces terres d'alluvion, auxquelles il ne manque, pour être d'une fertilité merveilleuse, que des bras qui les cultivent; il voudra se donner pour frontière, vers l'occident, le puissant massif de la Cilicie Trachée et les crêtes du Taurus. Après la bataille de Nezib, en 1836, quand toute la partie orientale de l'empire turc, la Mésopotamie et la Syrie, appartenaient à Méhémet-Ali, son (ils Ibrahim Pacha avait fortifié le Ktdek-Boghaz, les « Portes Ciliciennes » des géographes grecs
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