‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 361 sur 440 · Iasili-kala. Plan. G. Perrot, Exploration, i»l/xxxvu · texte numérisé non relu

Iasili-kala. Plan. G. Perrot, Exploration, i»l/xxxvu

reconnaître la trace d'une rigole (planche VIII, en A, B, C). En dessous la paroi est ravalée au ciseau ; avec quelques coups de pioche on

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atteint une aire horizontale, nivelée à l'outil, qui formait autrefois le sol de la cour. Devant un des bas -reliefs de droite (pi. VIII, G') on observe une sorte de contrefort, qui fait sur le mur de roc une saillie de 10 à 12 centimètres; nous en avons dégagé la base et nous l'indiquons en pointillé. Etait-ce un autel ou un piédestal? Nous croirions plutôt <\ un autel. Une figure placée sur ce socle aurait caché une des figures de la scène sculptée sur le roc. Les sondages opérés à l'endroit où l'on peut placer l'entrée de l'enclos ne nous ont révélé aucune trace de clôture; de même, dans les parties hautes du rocher, nous n'avons point aperçu de vestiges d'une couverture quelconque, de trous qui auraient reçu l'extrémité de poutres ou de tiges métalliques.

Voici donc comment on peut se représenter cet ensemble quand il était en état d'entretien. C'était une grande cour, à ciel ouvert, de forme irrégulière. Pour l'établir, on avait profité de l'espace que laissaient entre eux des blocs de rocher hauts de 8 à 10 mètres. Vers le fond de cette cour, le bas, mais le bas seulement du roc avait été taillé; toute la partie supérieure de cette surface était restée brute. Une longue suite de figures (il y en a jusqu'à soixante-sept) avait été sculptée dans la bande de roc lisse qu'avait dressée le ciseau. Il y avait là un mélange de nature et de travail humain qui ne devait pas manquer d'effet, lorsque les images avaient encore toute leur fraîcheur et tout leur relief. Celles-ci, grâce au stuc qu'y avait appliqué le pinceau, se détachaient en clair sur la surface rugueuse et sombre dont elles n'occupaient, avec le cadre qui les cernait, que la moindre portion. Par ses allures symétriques, par l'espèce de rythme et de cadence qui y régnait, la file de personnages qui se déroulait autour du spectateur placé vers le milieu de la salle contrastait avec les crêtes inégales et capricieusement dentelées des énormes quartiers de roc auxquels l'homme avait lié et confié son œuvre, pour en assurer l'éternelle durée.

Quel qu'en soit le sens, le sujet représenté dans la grande salle peut fee définir la rencontre de deux cortèges. Deux processions parallèles, partant de l'entrée, se développent l'une sur la paroi de gauche, 1 autre jsur celle de droite ; elles font le tour de la salle en marchant à la rencontre l'une de l'autre, et les personnages qui les conduisent semblent s'aborder sur la paroi du fond (planche VIII). Tout en se répondant ainsi, d'un mur à l'autre, les deux cortèges sont loin d'avoir la même importance ; celui de gauche est plus nombreux et plus varié ; il se compose de quarante-cinq figures, dont les ajustements, les attributs, les poses même présentent une certaine diversité; il n'y en a que vingt-

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