‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 415 sur 440 · tome iv · texte numérisé non relu

tome iv

LES HETEENS.

379.— Cylindre. Hématite. Menant Us Pierres gravées, fig. 112.

ou deux rois placés dans une cella formée par un encadrement fait d'une torsade; une de ces figures a une coiffure égyptienne et tient la croix ansée. En avant, trois personnages dans lesquels M. Menant reconnaît un Égyptien, un Chaldéen et un Hétéen, ce dernier portant un étendard surmonté du disque ailé. « Si nous voulions, dit-il, hasarder une hypothèse, il serait bien séduisant de voir dans les deux personnages

de la cella un roi des Hétéeus en présence d'un prince égyptien consacrant par un accord un traité de paix intervenu entre ces deux peuples, puis, devant eux, des Egyptiens, des Chaldéens et des Khiti qui viennenl en témoigner. » H y a une objection capitale ; c'est que si l'un des deux habitants de la cella est certainement undieuou un homme de l'Egypte, l'autre est vêtu de la robe el coiffé de la tiare chaldéenne, de cette tiare formée de plusieurs paires de cornes qui est celle des taureaux mitres de Ninive. Quant au porteétendard, son costume n'est pas celui de nos figures rupestres; jeté sur l'épaule droite, le manteau est drapé avec un art auquel rien ne ressemble dans ces bas-reliefs d'une exécution si simple. Enfin ce mélange de personnages portant le costume et les attributs de nations différentes

témoigne d'un éclectisme qui dépasse la portée d'artistes aussi médiocres que l'ont été ceux de la Syrie et de la Cappadoce; c'est au delà de l'Euphrate ou en Phénieie qu'a dft être exécuté un ouvrage d'une composition si savante.

Je serais moins aflirmatif à propos d'un cylindre du musée de La Haye (fig. 380). Un dieu porté sur deux sommets de montagnes parait recevoir l'hommage de deux adorateurs ; il a derrière lui un guerrier qui tient la lance et l'épée. Un des adorants a la robe chaldéenne %et l'autre le manteau assyrien ; le globe encadré dans le croissant se voit souvent sur les cylindres de la Mésopotamie. D'autre part, le dieu qui a le pied sur les monts ressemble, par le choix de ce support, par sa coiffure et par sa tunique courte, à ceux qui marchent le second et le troisième dans le cortège principal à Iasili-kaïa (pi. VIII, E). Vêtu de la même tunique, avec le manteau jeté par-dessus, le guerrier de gauche rappelle

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380. — Cylindre. Hématite. Mt-nant Les Pierres gravées, II, tt«:. 113.

LA GLYPTIQUE

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