Pyxis. Musée d'Athènes
Rayct et Collignoii, fig. 21.
OÙ la figure de ranimai et bientôt après celle de Thomme eurent reparu dans le champ du vase. Lorsque le potier se fut ainsi émancipé, il ne se servit pas seulement du pinceau pour varier l'aspect de ses ouvrages ; il les décora aussi d'images modelées en relief.
C'est ainsi qu1l prit plaisir à dresser, sur le couvercle plat ou légèrement arrondi de certaines pièces larges et basses, telles que des pyœis ou bottes et que des espèces de soupières, des groupes de trois ou quatre petits chevaux (fig. 68). Parfois aussi, pour orner le couvercle et en former la poignée, il y a mis, au lieu de chevaux, un second vase de faible dimension et de forme allongée (fig. 44). Ici un serpent, modelé en saillie, se déroule le long de Tanse; sa tête repose sur le bord supérieur de la poignée (fig. 69). Là, le serpent ondule autour de l'orifice*. Quand il prend ces partis, le potier imite des produits qui relèvent d'une autre technique. Ces appliques conviennent mieux au métal qu'à l'argile ou du moins elles naissent plus naturellement du métal. Il suffit d'une soudure ou de quelques rivets pour les relier au corps du vase d'or ou de bronze : c'est ainsi que l'on s'y prenait à Mycènes. L'argile ne refuse pas de se prêter à des arrangements de ce genre; mais elle ne les suggère pas à l'ouvrier. La liaison qu'il établit, au moyen de la barbotine, entre les parois ou les anses du vase et les pièces de rapport modelées en haut relief n'est jamais très solide. En suivant l'art du céramiste dans son évolution, nous sommes arrivé à des ouvrages où l'habileté technique que déploie l'ouvrier, la diversité des procédés dont il se sert et des scènes qu'il représente, donnent à prévoir un progrès rapide et décisif; on sent venir l'heure où le peintre et ses clients, las du jeu