‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 110 sur 349 · III · texte numérisé non relu

III

Les deux disques ne sont pas des objets isolés dont rornemenlation présente un caractère exceptionnel.

Dans toute Tllalie centrale, ce système d'ornementation n'a pas élé appliqué seulement au métal; on le retrouve sur les vases d'argile, à dessins incisés, que renferment les sépultures dites à puits {a pozzo), qui sont le plus ancien type de la tombe italiote et étrusque*. Or, si Ton pouvait être tenté de voir dans les objets de bronze des articles d'importation, il ne saurait en être de même pour ces poteries qui sont sorties par milliers des nécropoles ; elles ont été nécessairement fabriquées sur place.

Pour montrer l'identité du style, il suffira de présenter ici quelques échantillons de cette fabrique, empruntés les uns au cimetière de Villanova, dans le voisinage de Bologne (fig. 73, 77) et, les autres, aux nécropoles d'Orvieto et de Chiusi, en Élrurie(fig. 74, 75,76).

On y reconnaîtra les motifs que nous avons rencontrés en Grèce et retrouvés sur les disques de métal, les cercles, le méandre avec ses variétés, les chevrons, les triangles incomplets emboîtés les uns dans les autres, les losanges, la division en panneaux dont le milieu est occupé par une croix gammée.

Sur ces vaisseaux de terre comme sur les plaques de bronze, presque

1. Pour la description de ces tombes et de leur mobilier, voir les chapitres II et 111 de Jules Martha, VArt étrusque, in-8, Paris, Didot, 1889.

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