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10 1. — Coupe d'or. Diamètre, 0",096. Musée Britannique. Evans, fi^. 1»».
les Cabires et les Telchines, auxquels le mythe assignait comme domiciles celles des terres grecques qui avaient été le plus fréquentées par les Phéniciens. Il promenait les Telchines de Tile de Crète à celle de
Rhodes et à celle de Cypre. Quant aux Cabires, il les plaçait en Béotie, à Thasos, à Lemnos, à Imbros et surtout à Samothrace, où, jusqu'aux derniers jours de l'antiquité, leur sanctuaire et les mystères que Ton y célébrait furent en grand honneur.
Les monuments confirment les inductions que nous avons tirées de Tétude des poèmes. Ils sont en petit nombre ; mais ils présentent le double caractère que nous avons cru saisir dans les ouvrages que décrit
le poète. On y sent à la fois rinfluence persistante de Tindustrie mycénienne et celle des arts de l'Orient. Quant au style géométrique, le seul que pratique alors le peintre céramiste, il n'a eu sur les habitudes et sur le goût de l'orfèvre qu'une faible action. Tout ce qui le rappelle, ce sont, de loin en loin, quelques détails d'importance secondaire, tels que des encadrements dans la composition desquels entré le méandre, tels encore que des figures où se retrouvent les altérations systématiques de la forme qui sont propres au dessin des décorateurs du Dipylon.
Pour justifier ces assertions, il suffît d'examiner les pièces dont se compose un trésor qui a été acquis, en 1882, par le Musée Britannique^ Tout ce que l'on sait de ces objets, c'est qu'ils ont été recueillis
\. Une description très complète et très exacte de toutes les pièces qui composent ce trésor a été donnée par M. Arthur J. Evans, sous ce titre : A Mykenaean treasure from