LES MATÉRIAUX KT LA CONSTRDCTION
L'entrée des Doriens dans le Péloponèse n'a rien dû changer aux habitudes du maçon grec. Les nouveaux venus firent bâtir leurs maisons par les ouvriers qu'ils trouvaient dans le pays, et les émigrants portèrent sur les rives opposées de la mer Egée les méthodes que leurs pères leur avaient transmises. Le moellon et la brique crue continuèrent à former le corps de la plupart des constructions. Homère ne fait pas mention de ces matériaux ; c'est que, comme dans les murs des habitations de Tirynthe et de Mycènes, ils étaient partout cachés soit sous des panneaux de bois ou des revêtements de métal, soit sous des crépis qui les dérobaient au regard. Il y a peut-être une allusion à ces crépis dans un passage de YOdyssée\ C'est à propos des pierres polies sur lesquelles les princes du peuple, comme Nestor à Pylos, s'assoient devant la porte de la demeure royale. Le poète dit que ces pierres sont « blanches », et il ajoute deux mots, à7;o<7Ti>.êovTeç à^etçxTo;, que les scoliastes interprétaient ainsi : « brillantes comme si elles étaient frottées d'un corps gras »; mais ils introduisent là un comme qui n'est
1. Odyssée^ III, 406-408. Hklbig, L'épopée homérique expliquée par les monuments, (traduction Trawinski, Didot, in-8, 1894), p. 124-125.