‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 16 sur 349 · îbid,, VI, 244 ; Odyssée, X · texte numérisé non relu

îbid,, VI, 244 ; Odyssée, X

la guerre de Troie était le grand événement et qui se fermait par la conquête dorienne.

Il n'est pas question dans Homère de brique cuite ni de tuile ; c'était seulement pour fabriquer les vases que Ton soumettait Targile à la chaleur du four. Quant au bois, il continuait de jouer dans la construction un rôle aussi considérable que par le passé. Les montagnes de la Grèce devaient encore être partout couvertes d'épaisses forêts.

Ce bois qu'il avait à discrétion, l'ouvrier l'insérait, en chaînage de poutres entre-coisées, dans son blocage de moellons, dans ses massifs de brique crue ou de terre pilonnée; c'est ainsi qu'était construit le rempart que les Grecs avaient dressé, sur la rive de THellespont, en avant de leurs vaisseaux. Les poèmes renferment aussi plusieurs allusions aux poutres de sapin dont étaient faites les charpentes des toits *, aux madriers de cyprès qui formaient les jambages des portes et aux pièces de frêne qui servaient de seuils *. Le poète n'oublie pas les planches ((ravive;) qui, dans ces mêmes portes, constituaient le battant ^ Il applique d'ordinaire aux planches dont étaient composés ces panneaux Tépithète de brillantes (çasivai)*. Elles n'étaient pourtant pas toutes garnies de plaques de métal, comme les portes du palais d'Alkinoos, où resplendissait Tor, comme les portes de bronze duTartare^ Le plus souvent c'était le poli du bois, frotté peut-être d'un vernis, qui donnait ce luisant.

Il est vraisemblable aussi que les supports qui soutenaient les poutres du toit, dans les grandes salles des palais homériques, étaient tous de bois, comme dans les palais de Tirynthe et de Mycènes ; c'étaient des troncs d'arbre que les colonnes qui, chez AJkinoos, se dressaient autour du foyer, ces colonnes où Arété appuie son siège, où l'on suspend, à un crochet, la lyre de Démodocos. Homère ne s'explique pas à ce sujet; mais Pausanias vit à Olympie une vieille colonne de bois, fendue du haut en bas et maintenue par des cordes. Pour abriter ce fût ^ que l'on disait avoir appartenu à la maison d'Œnomaos, on avait posé, par-dessus, un toit, qui portait sur quatre colonnes de pierre ^

i. Odyssée, XIX, 37.

Page 1