‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 167 sur 349 · Helbig, l'Épopée, ch. xiv · texte numérisé non relu

Helbig, l'Épopée, ch. xiv

haut; sur le sommet du crâne, une sorte de bourrelet ou de torsade qui est à la fois un ornement et un lien (fig. 145) ; le lien est destiné à fixer en place le bonnet, qui n*a pas de brides. C'est un bonnet de ce genre et attaché de la même manière que les femmes ioniennes auraient porté, au moins dans certains cantons. Cette disposition n'était pas partout en usage ; il n'est point fait mention du kekryphalos dans la description très détaillée delà toilette d'Héra*; la déesse parait mettre le crédemnon à même la tête, sur les cheveux. Le deuil d'Andromaque aurait fourni au poèteroccasion de rappeler à ses auditeurs la singularité de quelque mode locale, et nous aurions à reconnattre dans la torsade des monuments étrusques la plecté anadesméy le li€7i t?*essé. Cette torsade est posée sur un point élevé de la coiffe, ce qui semble indiqué par l'un des éléments qui entrent dans la composition de ce substantif, par la préposition a;?a. On a voulu voir dans Vanadesmé un ruban qui, noué avec les cheveux, en aurait maintenu les tresses arrangées en chignon ou en nattes.

S'il en eût été ainsi, pour délier ces nœuds, il aurait fallu du temps. Au contraire, avec l'interprétation que nous adoptons, rien de plus facile

j I 145. — Tètes de femme dans une tombe

a comprendre que le mouvement de Tarquinies. iieibig, fig. 77, 78.

d'Andromaque. Brusquement, sa

main fait sauter à la fois le voile, le diadème, la torsade et le bonnet qu'elle retient. Sous l'action de ses doigts crispés, tout part à la fois et tombe à terre.

Il y avait quelque chose de cette même recherche dans la coiffure des hommes. Nombre de vers et d'épithètes attestent, dans l'épopée, que les Ioniens de ce temps portaient une chevelure très longue *. Si ces cheveux flottaient parfois librement sur les épaules, ils étaient, aumoins chez certaines tribus, disposés en mèches que retenaient des attaches de métal. V Iliade yk propos duTroyen Euphorbos, parle de ses «boucles qui étaient serrées par l'or et par l'argent^ ». Ce qui serrait ces boucles c'étaient des spirales, faites d'un fil métallique plusieurs fois replié

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