‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 168 sur 349 · Iliade, XIV · texte numérisé non relu

Iliade, XIV

2. Voir les textes réunis et commentés par Helbig {VÉpopée, p. 298-299).

.3. nXo-/^|xoi O'oi '/y^<i(à Ts xaî àpifupw i<ï9rjxovTo {XVII, 52). Voir aussi Texplicalion très vraisemblable de Tépithète xipa «YXad; qui est appliquée à Paris (llliade, XI, 385) ; xipa; serait une mèche artificiellement retenue, du genre de celles qui couvraient la tête d'Euphorbos (Helbig, II, 304).

sur lui-même, spirales dont de nombreux échantillons se sont retrouvés à la fois à Troie, dans les tombes de Mycènes, en Béotie (fîg. 146), à Olympie et en Étrurie. Quant à la barbe, il semble qu'on la portât en collier, longue sous le menton, mais avec la lèvre supérieure rasée, comme dans Tâge mycénien*. L'usage du rasoir était très répandu', et, quand Athéna rend à Ulysse, transformé en mendiant, sa beauté de héros, c'est sur son menton que se développe une barbe d'un blçu noir^. C'est toujours du menton qu'il est question quand le poète parle de la barbe qui pousse ou qui blanchit; jamais il n'est fait allusion à la moustache, pour laquelle la langue homérique n'a point de nom.

De l'ensemble des observations qui précèdent, il ressort que le costume homérique n'est déjà plus le costume de la Grèce primitive.

146. — Attaches à cheveux, en bronze, de Béotie. Uelbig, V Epopée, fig. Oi-îH».

Celui-ci paraît avoir offert, chez les hommes, deux formes différentes. Dans les tombes de Mycènes, on a retrouvé, par milliers, des folioles et des rondelles d'or qui ont dû être cousues sur des pièces d'étoffe. Ces appliques n'ont pu être posées que sur des vêtements très amples, qui couvraient tout le corps, sur des vêtements semblables aux robes longues, tombant jusqu'aux pieds, dont plusieurs personnages sont habillés, dans des intailles de l'époque mycénienne ; mais ce sont des rois ou des prêtres que semblent représenter ces images, qui sont d'ailleurs assez rares*. Le nombre est bien plus grand des monuments où la nudité est presque complète, où le vêlement est réduit à une espèce de pagne ou de caleçon. C'est ainsi que sont figurés d'ordinaire, par la sculpture et la glyptique.

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