ScHLiïMANN, ^///Certes, p. 369. flg
2. Iliade^ VÏIÏ, 43; XIII, 26. Xyj'jov ôVjtô; Bjvc Ki^\ yooi' ysvto o'iaaiôXT.v.
trouveront conviés, par la simplicité même de leur vêlement, à demander Teffet non plus, comme autrefois, àraccumulation et au chatoiement des appliques de métal, mais à Theureux arrangement de la draperie et des plis qu'elle forme sur le corps. Cependant, si tel a été le résultat final du changement qui s*esl introduit dans les habitudes, une des causes qui ont provoqué ce changement a peut-être été la diminution même des quantités d'or et d'argent qui étaient en circulation. On avait moins de métaux précieux à façonner en boutons et en pendeloques, en paillettes et en joyaux de toute espèce; on a trouvé moyen de s'en passer, sans pour cela renoncer à satisfaire certains goûts innés d'élégance et de noblesse. Nécessité a été mère d'industrie.
Ce que les fouilles nous révèlent à ce sujet s'accorde avec les inductions que nous avons tirées des données du poème. Il y a des bijoux dans les tombes du Céramique d'Athènes; mais on a pu voir combien, par leur poids comme par l'originalité de leur décoration, ces bijoux le cèdent à ceux que Ton a tirés des tombes mycéniennes. Ceux qui paraissent les plus avancés de facture, ces bandeaux d'or qui sont tout illustrés de figures, sont intéressants pour les thèmes que l'artiste y a traités ;mais on y sent que l'ouvrier économise le mêlai. La mince feuille estampée, où l'ornement s 'eflface sous la plus légère pression, a remplacé la plaque résistante et ductile où le ciselet et le marteau faisaient saillir des images qui ont souvent gardé toute la franchise de leur premier relief. Il est de belles matières dont l'artisan mycénien faisait un fréquent usage et que son successeur parait ne plus avoir à sa disposition ; c'est par exemple l'albâtre et le cristal de roche. On n'en rencontre pas trace dans les sépultures du Dipylon, et elles ne sont pas mentionnées dans Homère.
Certains types de bijoux ont disparu, de ceux où l'art mycénien s'était montré le plus inventif et le plus habile : ainsi les anneaux dont le chaton, orné d'une image gravée en creux dans l'épaisseur du métal ou dans une pierre fine, pouvait servir de sceau. Homère ne semble pas connaître l'usage du cachet et les bagues ne sont pas nommées, ni parmi les pièces qui composent les parures que prépare Héphaestos, ni parmi les cadeaux au moyen desquels les prétendants cherchent à se concilier la faveur de Pénélope*. Dans la partie la plus ancienne de la nécropole attique, il n'y a guère, à part les diadèmes, que ces menus bijoux qufne sauraient faire défaut là où une femme a été ensev^ie