Pausanias, II, xxvii
2. ViTRUVE, II, VIII, 9. Pausanias, VIII, viii, 5. Sur les murs d'Athènes, voir Tinscriplion no 167 du C. J. Attic,,, t. II, partie i, ainsi que le travail de M. Choisy, intitulé Les murs d'Athènes d'après le devis de leur restauration, dans Études épigraphiques d'architecture grecque, in-4«, 1884. Vitruve cite encore [ibidem) les cellas de deux temples de Patras; le mur y était de brique; les colonnes et l'entablement y étaient de pierre. Il mentionne enfin, comme de grands édifices tout entiers faits de brique, le palais de Crésus à Sardes et celui de Mausole à Halicarnasse.
3. Dœrpfeld, Der antike Ziegelbau und sein Einfluss auf dem dorischen Styl (dans le volume intitulé Historische und philologische Aufsœtze Ernst Curtius zu scinem siebenziegsten Geburtstage...(j€widmet, Berlin, 1884, in-8<>, p. 139-150).
Si, dans la construction concrète, le bois continue d'être employé sous forme de chaînage et si Ion était contraint d'y recourir pour armer la tête des murs, pour circonscrire et encadrer toutes les baies, le rôle qu'il joue dans l'architecture perd de son importance quand se développe le goût de la construction en pierre appareillée. Dans le temple d'Héra, il fournissait la matière des supports, de l'entablement, des antes et des chambranles ; mais c'est que les murs de cet édifice étaient en briques crues. Dans le plus ancien temple de Locres, que l'on fait remonter au vu' siècle, les antes paraissent avoir été encore des pièces de bois*. Au vi* siècle, dans les temples de pierre, le bois ne sert plus guère qu'à constituer la charpente du comble. On l'emploie pourtant encore, dans les maisons, pour former l'encadrement des portes et des fenêtres ; c'est ce que l'on devine à la manière dont celles-ci sont figurées sur les vases peints.
Quant au métal, il n'a jamais, chez les Grecs, fait fonction, dans le bâtiment, de support ou de pièce de charpente^. L'architecte ne l'a utilisé que comme moyen de liaison, dans les crampons et les scellements qui reliaient les unes aux autres les pierres d'un mur appareillé et les divers membres d'un entablement. Pour ce qui est des revêtements métalliques, nous aurons plus d'une occasion de les mentionner ; il suffira ici d'une observation générale. C'est sur le bois qu'ils ont dû être apposés en premier lieu; ils le protégeaient efficacement contre les intempéries et, en même temps, ils se prêtaient à recevoir des ornements très variés ; ils offraient des contrastes et des harmonies de tons très heureuses.
L'architecte de l'âge classique, bien qu'il construise en pierre, se gardera de renoncer aux partis très divers qu'il pouvait tirer du métal, en l'appelant à recouvrir certains champs et à mieux dessiner la saillie de telle ou telle moulure ; c'est ce qu'il fera par exemple à Sparte dans le temple d'Athéna Chalciœcos ; mais il usera de cette matière avec plus de discrétion que ne l'avait fait son devancier, l'architecte de Mycènes; il ne la prodiguera pas, comme lui, en enveloppes de bronze, de bronze naturel ou doré, en pièces de rapport partout insérées avec