‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 185 sur 349 · Petkrsen, dans RcBtnische Mittheilungen, 1890, p · texte numérisé non relu

Petkrsen, dans RcBtnische Mittheilungen, 1890, p

2. Les Romains, eux, paraissent avoir connu les charpentes métalliques, quoiqu'ils n'en aient fait qu'un usage très restreint (Vitruve, V, x, 3). Cf. Ch. Normand, Essai sur l'existence d'une architecture métallique antique, dans l'Encyclopédie d'architecture, 1883, Paris, Morel, une lettre de Laloux, dans Revue archéologique, 1885*, p. 327-329, et Ch. Normand, V Architecture métallique antique ou Rôle du métal dans les constructions antiques, Ibidem, 1885 S p. 214-223.

ostentation. Si la part assignée au métal dans l'ensemble du décor se trouve ainsi restreinte, ce phénomène comporte une double explication, Il y a entre le bois et le métal comme une affinité naturelle ; le bois semble réclamer le métal comme son complément nécessaire ; or, au vi* siècle, le bois n'occupe plus dans l'édifice la place qu'il y tenait autrefois. A la même époque, le céramiste met à la disposition de l'architecte ces plaques de terre cuite qui coûtent bien moins cher que le bronze et qui sont non moins durables ; on comprend qu'elles aient eu la préférence, du jour où l'industrie a été outillée pour les livrer en quantité indéfinie et où le peintre a su les orner de dessins dont les vives couleurs ne risquaient d'être éteintes ni par le ruissellement de la pluie ni par les rayons du soleil.

§ 2. — l'appareil

Le maçon grec a connu de très bonne heure la chaux ; mais il ne l'a employée que comme enduit, comme crépi ; il ne s'en est jamais servi pour composer un mortier qui reliât les uns aux autres les éléments du mur^ Dans l'appareil que nous avons appelé cyclopéerij qui est celui par exemple du mur de Tirynthe, une boue argileuse, gâchée avec de la paille ou du foin, était insérée entre les blocs irréguliers et les petites pierres qui remplissaient les intervalles. Cette terre bouchait les trous ; mais elle n'avait aucune ténacité. Bientôt délavée par les pluies, elle laissait partout des vides. Pour constituer un mur dont tous les membres ne fissent qu'un corps, il n'y avait donc pas à compter sur un mode de liaison aussi grossier^. On ne s'attacha point à chercher un mortier à prise rapide et ferme, qui remplaçât avec avantage cette argile délayée ; du jour où l'on eut renoncé à l'emploi des grands matériaux, on prit le parti de poser les pierres à vif. Cellesci n'adhéraient entre elles que par leurs faces bien dressées à l'outil, et, dans les constructions de la belle époque, le soin de la taille et du ravalement sera poussé si loin que les joints deviendront presque invisibles ; c'est ce que l'on observe notamment dans les bâtisses en marbre de l'Acropole d'Athènes. Ce résultat, on l'a obtenu par un ingénieux artifice. Dans le sens vertical et parfois aussi dans le sens horizontal, les blocs se touchent seulement à la périphérie, par un étroit bandeau qui encadre un espace légèrement

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