‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 215 sur 349 · J6tcZ., t. VI, pi. XI · texte numérisé non relu

J6tcZ., t. VI, pi. XI

c^est à rintérieur seulement qu'il a laissé sa trace, dans les entailles où s'inséraient les bouts des solives (pi. V). D'ailleurs, à remonter au temple de bois, tel qu'a pu être l'Héraeon primitif, où prendrait-on les solives qui auraient franchi le vide du portique pour aller montrer leurs têtes au dehors? Dans ce temple, le portique ne devait être recouvert que par des madriers, comme il ne l'est, dans le temple de pierre, que par de simples dalles. Enfin, il ne faut pas oublier que l'entablement dnptéroma n'est pas posé à la même hauteur que celui du naos. Si donc, par hypothèse, on s'obstine à considérer les triglyphes de la frise du portique comme les terminaisons des solives de la charpente d'autrefois, que l'on essaye de restituer ces solives, de les projeter, sur la façade, dans la direction du sanctuaire ! Elles ne correspondront pas aux triglyphes de la frise du pronaos; or ceux-ci, comme ^^^ Tïï^^f^-. ^^' nous l'avons prouvé en nous reportant au vestibule de la maison mycénienne, répondent aux bouts des solives qui supportaient la couverture de ce vestibule ; ils sont les seuls qui soient en mesure de faire valoir leurs droits à être regardés comme les

représentants de ces solives. Que si l'on fait, par exemple pour le temple de Bassae, l'opération que nous avons indiquée, on découvre que ces solives supposées iraient tomber sur le haut des triglyphes du pronaos (fig. 201). Elles ne peuvent donc être le prolongement de celles dont l'extrémité est figurée par ces mêmes triglyphes. Il y a là une réduction à labsurde dont il est difficile de récuser la valeur.

Une dernière remarque, qui achève la démonstration. Dans tous les temples doriques grecs, à chacun des angles de la frise du portique, il y a un triglyphe ; or le portique à couverture de bois ne comportait pas à cette place une solive posée de manière à fournir la donnée du triglyphe d'angle. C'est ce dont il est aisé de s'assurer en restaurant un portique mycénien, tel que celui qui régnait autour de la cour du palais de Tirynlhe; nous le montrons en plan (fig. 202) et en perspective (fig. 203). Ce triglyphe d'angle, on n'aurait pas réussi sans peine à l'obtenir, dans la construction en bois, comme le fera comprendre le diagramme ci-contre, qui présente, pour la charpente du

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201. — Temple de Bassae. Prolongement théorique des trJgljT)hes du portique sur ceux du mur de fond du pronaos.

portique de THéraBon, deux modes différents de restitution (fig. 204). La première disposition, celle qui est indiquée à gauche, est la plus simple, celle que Ton peut appeler la disposition normale ; mais elle ne fournit pas de triglyphe d'angle. Pour obtenir ce triglyphe, il aurait

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