Pline, H. iV., XXXVÏ
2. PJanche XXI. 1. D'après Labrouste, les temples de Paestum, pi. 3. — 2. D'après Blouet, Expédition de Morée, pi. 73. — 3. D*après Antiquités inédites de VAttique, ch. vi,
temple d'Héra, à Olympie (pi. IV), et dans le temple dit de Thésée, à Athènes. Il y en a trois au Parthénon et dans la plupart des temples du V et du iv« siècle (pi. XXI, 1,2, 3, 4, 6, 7, 9, 10). C'est avec ces trois degrés que Ton obtenait, entre ce soubassement continu et le reste de Tédifice, la proportion qui satisfaisait le mieux l'œil du spectateur; mais ces variantes n'avaient qu'une importance secondaire. Le principe était toujours le même; c'était toujours le même effet que recherchait l'architecte, lorsqu'il insérait le stylobate entre le sol et les œuvres vives du temple.
Dans un même édifice, ces degrés ont souvent des hauteurs inégales. Ainsi, dans un des temples de Sélinonte, les gradins, mesurés à partir de terre, ont successivement 39, 45, 59 et 49 centimètres de haut^ Là où ils ne sont que deux ou trois, ils ont une même élévation qui, suivant l'importance du monument, varie de 40 à 60 centimètres environ. Le plus souvent ils présentent une suite de faces unies qui se coupent à angle droit *. Ailleurs, particulièrement dans plusieurs monuments de l'Italie et de la Sicile, les gradins offrent une disposition moins simple. A Paestum et à Némée, en arrière de chaque face parallèle au sol, on remarque un refouillement creusé dans la pierre (pi. XXI, 1, 2). Peut-être a-t-on voulu, par cette barre d'ombre, mieux marquer la séparation des degrés. Ailleurs, la face horizontale, faiblement creusée, s'arrête à un léger rebord formé par la face verticale (pi. XXI, 4). Ailleurs encore, il y a un renflement vers le tiers de la hauteur du gradin (pi. XXI, 3). Dans d'autres stylobates, les refouillements inférieurs ne sont pas continus : ils s'arrêtent de distance en distance, de manière que, de haut en bas, les joints verticaux soient établis sur une surface lisse (pi. XXI, 5). Ces exemples n'ont pas été suivis par les maîtres attiques. A Égine, au temple de Thésée, au Parthénon, les degrés sont lisses (pi. XXI, 9).
Quel qu'en fût le profil, ces gradins étaient trop hauts pour donner commodément accès à la plate-forme du stylobate. Y arriver par cette voie, c'était, j'en ai fait souvent l'épreuve au Parthénon, exécuter une véritable escalade. Il fallait que l'on pût pénétrer dans le temple et en
pl.3fO. — 4. D'après Ant: inèd., ch. iv, pi. 4. — 5. D'après Hittorf, Architecture antique de la Sicile, pi. 22 et 23. — 6. Durm, fig. 55. — 7. Durm, iig. 55. — 8. D'après Hittorf, Arc/iitecture, pi. 36 et 37. — 9. D'après Garnier, Le temple de Jupiter panhellénieriy pi. 2 et 8. — 10. D'après Dœrpfeld, Olympia; Baudenkmœler, t. l, pi. 8.