Ein attischer Friedhof, p
3. C'est ce -que confirme le résultat auquel est arrivé M. Paolo Orsi, quand il a exhumé la plus vieille nécropole de Syracuse, celle qui comprend les tombes du vii« et du vi« siècle, celle qui est dite Del Pusco. H y a relevé 122 inhumations contre 5 incinérations {Notizie degli scavi, 1895, p. 110-111).
4. Britegkner et Pernice, dans Athen. MittheiL, 1893, p. 78-79.
pour d'autres pays, les textes des auteurs attestent l'emploi simultané des deux rites K A Rome, taudis que la plupart des morts étaient portés sur le bûcher, une des plus grandes familles de la cité, la gens Cornelia, ne livrait point ses morts à' la flamme. Sylla est le premier Cornélius qui ait été brûlé. Par crainte des vengeances populaires, ses proches dérogèrent pour lui à l'usage établi.
Comme les tombes que nous' avons rencontrées à Mycènes dans l'enclos voisin de la Porte aux lions, la tombe du Dipylon est une fosse pratiquée en terre et parfois maçonnée en pierres sèches, que recouvraient soit des dalles de pierre, soit un plancher de bois-. Les ressauts ménagés à mi-hauteur des longs côtés devaient servir à supporter ce couvercle. Parfois le squelette a été déposé dans une jarre d'argile ; c'est ce que l'on a fait pour un enfant, et même pour un adulte ^
Les fosses du cimetière athénien sont moins creuses et moins grandes que celles de la nécropole où ont été ensevelis les prédécesseurs des Atrides; le fond n'en était qu'à 2 mètres au-dessous du sol, et les dimensions moyennes de ces cuves ne dépassent guère 2 mètres de long sur 1",50 de large. Cette différence s'explique. Fosse, chambre bâtie et surmontée d'une coupole ou caveau ménagé dans le roc, la tombe mycénienne était une tombe de famille; la tombe du Dipylon n'a guère reçu qu'un seul cadavre. A Eleusis, deux ou trois corps ont été parfois mis dans un même trou ^. Point d'orientation systématique, pas plus à Athènes qu'à Eleusis ; les morts ont la tête indifféremment tournée vers le nord ou vers le sud, vers l'est ou vers Touest. Les cadavres étaient, à Athènes, étendus tout de leur long;
i . SoloD, soutenant devant des arbitres lacédémoniens les prétentions d'Athènes, qui disputait à Mégare la propriété de l'tle de Salamine, tira un argument du fait qu'à Salamine, comme à Athènes, les cadavres auraient eu, dans la tombe, la tête tournée vers l'occident, tandis que les Mégariens la tournaient vers l'orient. Un envoyé de Mégare contesta cette assertion; mais les objections qu'il présentait supposent l'usage courant du rite de l'inhumation, à la fois en Attique et en Mégaride (Plutarqub, Solon^ X, 4-5). Hérodote (V, 8) signale chez les Thraces le mélange des deux rites.
2. Les dalles de pierre ont été trouvées en place à Eleusis ('E^Tj^upw, 1889, p. 187). Pour l'arrangement des tombes du Dipylon, voir Ein atti$cher Friedhof, p. 94, 105, 112, 133. On a remarqué dans la terre, au-dessus de ces fosses du Céramique, des traces de couleur, que l'on a expliquées en y voyant les restes du ton posé sur les planches qui servaient de couvercle à ces cuves (p. 150). Ce qui prouve qu'il y avait là une chambre munie de son plafond, c'est le trépied que l'on a trouvé dans la tombe voisine de l'abattoir (Athen. Mitth,, 1893, p. 415 et pi. XIV); on n'aurait pas exposé un meuble aussi élégant à être en contact avec la terre humide, qui l'eût bientôt dévoré.
3. Ibidem, p. 99, 133. Le pithos qui renfermait les restes d'un adulte a 1^^,40 de haut et 1",52 dans son plus grand diamètre. Le mort que l'on y a enseveli n'a pu l'être qu'accroupi, les genoux repliés. De même à Eleusis CEçiipiepU, 1889, p. 186).