OLYMPIE.
LES DIFFi^RENTS PRCCr:DL
de toutes les façons. Les plus simples et les plus souvent employées ont la forme d'un I (pL XL, 17), d'autres celle d'un H (pi. XL, 10) et d'autres encore celle d'un Z (pi. XL, 19) ou d'un N (pi. XL, 20). Il y a aussi des crampons faits d'une large bande de métal, dont les deux bouts se rabattent pour s'adapter à des trous creusés dans deux pierres contiguës; on dirait une anse (pi. XL, 4, 5, 6).
C'est de beaucoup le fer qui a été le plus souvent affecté à cette fonction ; c'est de lui seul que le maçon s'est servi dans la plupart des édifices de la Sicile, à Olympie et dans tous les temples d'Athènes. Les crampons de bronze ne se sont rencontrés que par exception, à Samothrace, à Épidaure et quelquefois en Sicile*. L'acropole d'Athènes a fourni des fragments d'édifices bâtis en tuf où les scellements avaient été exécutés avec le plomb tout seul * ; mais il n'était pas possible que cette pratique trouvât beaucoup d'imitateurs : le plomb est trop mou pour établir entre les pierres une liaison très ferme. Il a pu suffire, au contraire, lorsqu'il s'est seulement agi de fixer des pièces d'applique légères, sur lesquelles ne s'exerçait aucune pression. Des gouttes ont été souvent ainsi rapportées; on a creusé dans la pierre où elles devaient s'attacher un étroit canal que l'on a continué dans la goutte; on a mis celle-ci en place, et l'on averse dans le trou le métal en fusion (pi. XXX, 13).
L'habitude d'employer ces scellements a dû se répandre, au vi* siècle, parmi les ouvriers qpi travaillaient partout h bâtir des temples. Il n'y en a pas encore trace à l'Héraeon d'Olympie, dans ce qui subsiste des murs de la cella. C'est par un artifice de taille que, là, le constructeur a cherché à obtenir une étroite adhérence, dans les joints verticaux, entre les blocs de calcaire qui formaient le soubassement de sa muraille de brique crue. Légèrement évidées au milieu, les faces de parement ne se touchent que par leurs bords ; ceux-ci s'appliquent l'un sur l'autre comme deux lèvres qui se serrent (pi. XL, 12).
Alors même que l'emploi des scellements fut entré partout dans l'usage, on continua d'avoir recours à certaines coupes spéciales de pierre, tout au moins pour les parties du temple dont l'équilibre était le moins stable. On peut en juger par la corniche du temple R, à Sélinonte (pi. XL, 11) ; il y a là, dans les pierres dont se compose l'assise du larmier, une saillie à redent réservée sur un joint, qui correspond à l'évidement de même forme creusé sur le joint opposé. Par cet embot-