‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 284 sur 349 · TABLEAU COMPARATIF DES PROPORTIONS GÉNÉRALES DU TEMPLE DORIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU COMPARATIF DES PROPORTIONS GÉNÉRALES DU TEMPLE DORIQUE

à Olyrapie, a des proporlions moindres que celles du petit Théseion d'Athènes (16 et 17).

Ce diagramme montre aussi que les temples dont la cella est hypostyle n'accusent entre eux aucune similitude de rapports. Parmi ces édifices, il s'en trouve de petites, de moyennes et de grandes proportions, par exemple, le temple d'Égine (6), le temple de Zeus à Olympie (16), et THéraion dans la même enceinte (25). Le temple R de Sélinonte, celui qui dans le tableau A atteint les plus grandes proportions, a une cella sans colonnes (27).

Disposons après cela en série chronologique les proportions que nous venons de reconnaître, dans le diagramme supérieur du tableau B (pi. XLVIII). La largeur constante des temples est AB. Quant aux rapports qui existent entre les côtés de ces édifices, ils sont exprimés en chiffres et graphiquement indiqués par des droites parallèles, ou ordonnées.

Le mouvement des lignes par lesquelles ces droites sont reliées, à leur extrémité supérieure, fait voir que les proportions ne se sont pas développées dans un ordre suivi, et en montre les fluctuations dans la suite des temps.

Un autre diagramme, celui du bas de la planche B, se rapporte aux dimensions de largeur et de longueur des temples, également dans Tordre des temps^ Dans ce dernier, les ondulations produites par les longueurs des ordonnées diffèrent considérablement de celles du diagramme supérieur. Les comparaisons sont ainsi faciles à établir : le contraste est bien plus marqué entre les différences des dimensions qu'entre celles des proportions.

En résumé, les lois qui se dégagent des tableaux que nous venons d'analyser sont celles qui ont eu pour effets la dissemblance des proportions, dans tous les plans des temples, et leur succession irrégulière dans la suite des temps.

Ceci étant reconnu, il ne doit plus être question de rattacher ces plans a un même type de tracé ; mais n'a-t-on pu, dans chaque cas, en déterminer le périmètre par des constructions spéciales? Rien ne prouve absolument qu'il en ait été ainsi.

11 résulte, en effet, d'un théorème de M. Hermite que deux longueurs, prises au hasard, peuvent toujours être reliées par un grand nombre de constructions géométriques d'un caractère simple. On con-

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