‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 286 sur 349 · Temple d'Égine. Élévation de la façade principale · texte numérisé non relu

Temple d'Égine. Élévation de la façade principale

Les rapports de la hauteur de la colonne à la largeur du temple sont

indiqués, suivant Tordre des temps, dans le diagramme supérieur de la planche C(XLIX). Toutes ces proportions difTèrent les unes des autres, mais elles se succèdent dans une continuité très irrégulièrement ascendante. Par exemple, les rapports sont plus élevés dans le temple d'Artémis, à Syracuse (pi. XLIX, 3), que dans les temples de Corinthe et d'Assos (pi. XLIX, 4 et 5) . Ce diagramme montre aussi que du temple le plus ancien au plus moderne ce rapport a presque doublé.

On aura remarqué peut-être que nous avons introduit, dans la série du tableau A, le périmètre d'un monument de Pœstum que Ton nomme d'ordinaire la Basilique. Cet édifice n'est pas un temple, mais il en a les proportions moyennes. Or, dans le diagramme supérieur du tableau C, on voit que la proportion de hauteur de ses colonnes, par rapport à la largeur de sa façade, est moindre que dans lestemples^

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1. Nous persistons à refuser de voir un temple dans l'édifice de Paestum qui est connu sous le nom de Basilique ou de Grand Portique, Récemment, Koldewey l'a rapproché des temples ioniques à deux nefs intérieures, tels que celui de Néandria et le vieux temple de Locres {Neandriay p. 44-45). Voici, brièvement, pour quelles raisons nous ne pouvons partager cette opinion :

!• Comme le montre le tableau de la pi. C, la proportion entre la hauteur de la colonne et la largeur de l'édifice est, dans la Basilique, inférieure à cette même proportion, telle qu'elle se présente dans les temples.

2« La disposition qu'ofl're l'édifice de Pœstum a été très usitée, de tout temps, pour les marchés couverts et pour les portiques. Il y a d'ordinaire, au milieu de ces bâtiments, une épine,un rang de colonnes.

3° Enfin, de ce qu'il se rencontre, dans les temples ioniques, des exemples de la division en deux nefs au moyen d'une colonnade médiane, il ne s'ensuit pas que la même disposition ait jamais été adoptée pour le temple dorique. Le mode ionique, comme nous le verrons, a subi de bonne heure l'influence du mode dorique ; mais il est

impossible de trouver trace d'une action que l'ionique aurait exercée sur le dorique.

Dans celui-ci, la cella a [toujours gardé la forme qu'elle avait due à l'imitation du

mégaron.

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