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TYPES ARGHAlQ'JEr
cylindres, autour desquels se profile une double couronne de feuillage, Koldewey croit reconnaître la partie inférieure du chapiteau; s'ils avaient réellement rempli cette fonction, ils auraient dû être reliés par un tenon aux blocs où sont ciselées les volutes. Or, ainsi que l'atteste Dœrpfeld, ils ne présentent pas, à leur sommet, la moindre trace d'un trou de scellement. L'architrave se pose sur le chapiteau sans qu'aucune attache intervienne pour rapprocher et maintenir en place ces deux pièces.
Le problème qui s'est trouvé posé par les découvertes faites à Néandria a donc reçu deux solutions contradictoires, entre lesquelles nous ne pouvons choisir avec une pleine assurance, n'ayant pas assisté aux fouilles et n'ayant pas vu les monuments. Chacune d'elles a ses difficultés ; en faveur de chacune d'elles, on peut invoquer des arguments spécieux. Le chapiteau, tout en feuilles, que suppose Dœrpfeld, rentrerait, quoique avec un profil différent, dans la catégorie de ces chapiteaux à corbeille de ,78. - chapiteau d .e^^v^ d'après le feuillage dont la tradition s'est conservée géométrai dcR. Bohn, Aiterihue-
j .. 4. ,, 1 1 i^ » ¥^» £ mer, p. 32, fig. 31. Diaiiièire du fût
dans cette partie même de la Grèce. D autre au-dessous cfu chapiteau, ^-,m. part, ce ne serait pas sans regret, il faut
l'avouer, que nous renoncerions à admettre l'existence du type complexe que Koldewey présente comme ayant été celui du chapiteau de Néandria. Ce type n'est pas seulement curieux par sa singularité. Les formes qui s'y trouvent rapprochées s'y marient sans effort; Tensemble, avec je ne sais quel air d'archaïsme qui a son charme, ne manque pas de richesse et d'ampleur. Enfin , ce qui achèverait de donner à ce chapiteau une haute valeur, c'est la ressemblance frappante qu'il offrirait avec celui des édifices royaux de la Perse et de la Susiane. Aux taureaux près, qui appartiennent en propre à l'art oriental, on trouverait ici les mêmes éléments que là-bas, distribués dans le même ordre. Les monuments des Achéménides sont postérieurs, de deux siècles peut-être, au temple de Néandria, et si les architectes qui les construisirent ont pu subir, dans une certaine mesure, l'influence de Fart hellénique, on ne saurait admettre qu'ils se soient inspirés de formes qui avaient déjà passé de mode en Grèce quand s'élevèrent les palais somptueux des Darius et des Xerxès. Cette analogie n'en resterait pas moins très digne d'attention. Elle s'expliquerait par l'existence d'un
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type antérieur, très ancien, d'origine asiatique, type primordial d'où seraient également issus, par des voies différentes, le chapiteau de Néandria et celui de Persépolis.
C'est seulement dans sa propre patrie, chez les Grecs d'Asie, que nous avons étudié jusqu'ici l'art ionique. Nous avons à le suivre maintenant au delà des mers, comme nous l'avons fait, en Sicile et en Italie, pour l'art dorique, né dans le Péloponnèse. Quelques restes subsistent de l'un des plus anciens monuments qu'il ait créés sur la terre étrangère ; nous voulons parler du temple que les fondateurs de Naucratis s'étaient hâtés d'élever en l'honneur d'Apollon, au centre de la concession. Ce temple, tout entier en pierre calcaire, aurait été bâti, croit-on, vers 620, peut-être plus tôt \ Là encore nous avons l'ordre presque tout entier; il manque, comme à Samos, le chapiteau proprement dit; on n'en possède que l'amorce. Dans certaines colonnes qui étaient peut-être des colonnes de second rang, la partie inférieure de la base offre des éléments analogues à ceux dont se compose la base samienne, une plinthe ronde et cannelée, puis un tore que rayent les mêmes cannelures horizontales; mais ici, entre le tore et la naissance du fût, s'interpose un tronc de cône qui se termine par un listel audessus duquel commencent les cannelures du fût (pi. LU, 3). La transition ainsi ménagée entre deux membres qui d'ordinaire sont en contact direct est gauche et lourde; il semble que l'architecte, à travailler en terre barbare, ait perdu quelque chose de sa finesse et de son goût, à moins que nous n'ayons là un simple épannelage, destiné à recevoir un ornement qui n'a pas été exécuté. Le fût, comme à Éphèse, n'a encore que la cannelure dorique ; il se termine par une sorte de double astragale formé de deux colliers de feuilles (pi. LU, 4); celles-ci, sommairement indiquées, ressemblent à des oves renversés. Il n'est pas probable que la colonne se soit ainsi terminée, car il a été retrouvé quelques débris de volutes taillées dans la même pierre*; mais ces fragments sont trop menus pour que l'on puisse essayer de restituer le chapiteau. L'on peut se demander si ce chapiteau ne présentait pas un ensemble analogue à celui que l'on a reconstitué pour Néandria (pi. LU, 2).
4. Au sujet de ce temple, voir Naukratis, Partie I, 1884-1885, by W. M. Flindbhs Pétrie, with chapters by Smith, E. Gardner, Barclay. V. Head. Third memoir of the Egypt exploration fund, Londres, 1886, pi. III et XIV Partie II, by Gardner, with an appendix by F. LL. Griffith. Sixth memoir of the Egypt exploration fund, Londres, 1888.