Chapiteau du temple d'Athéna Polias. Plan. Ibidem
éolien, ou, quand on ne considère que la forme qu'il a prise dans les monuments de Tâge classique, Vordre à calathos. Peut-être faut-il y voir Tancêtre de Tordre corinthien. Nous aurons à rechercher plus
tard si, à Torigine, celui-ci n'aurait pas été constitué par le calathos de pierre sur lequel on aurait appliqué des ornements de bronze, ornements d'un style très particulier, mais qui, somme toute, auraient eu leur prototype à la fois dans les volutes ioniques et dans les feuilles éoliennes. Ces feuilles fournissent d'ailleurs, jusqu'à présent, le seul trait par lequel on puisse définir cet ordre. A Néandria, à iEgae, à Pergame, les fûts sont lisses. Pour Néandria et pour Delphes, la base nous manque. A i£gœ et à Pergame, les bases sont ioniques. En général, le chapiteau n'a point d'abaque, ou cet abaque est très réduit; c'est une poutre de bois que devaient porter ces colonnes*.
Nous devions signaler cet ordre oublié; mais les maîtres qui ont
bâti les édifices les plus célèbres de la Grèce ne l'ont pas admis dans leurs ordonnances, ou tout au moins dans leurs ordonnances extérieures, les seules d'ordinaire dont il subsiste des débris de quelque importance; ils ne lui ont pas fait subir cette lente et savante élaboration par laquelle a passé le mode ionique. Celui-ci, dans l'effort qu'il faisait pour répondre aux exigences du goût et pour se prêter au progrès du luxe des constructions, n'a pas seulement travaillé sur son propre fonds, en s'appliquantà perfectionner les formes qui lui étaient propres , il s'est aussi inspiré des exemples que lui donnait l'art dorique. A propos des dispositions gêné-