‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 33 sur 349 · luBjjwjTÔv KOLpà 6<o{i.6v. Iliade^ I · texte numérisé non relu

luBjjwjTÔv KOLpà 6<o{i.6v. Iliade^ I

4. La formule vtjoI xa\ SXvea ôevBpTÎEvta revient sans cesse dans les deux hymnes à Apollon (v. 143, 221, 245).

au moins dans beaucoup d'endroits, de même que Fenceinte ou péîibole se rétrécira, quand le temple sera venu prendre la place du palais royal à la cime des acropoles, sur l'étroit plateau qui les termine. Comment planter et faire vivre un bois sur le roc de la citadelle de Tirynthe ou de celle d'Athènes?

L'Hymne à l'Apollon de Delphes parait moins ancien que celui en l'honneur de l'Apollon Délien; il donne l'idée d'une architecture déjà moins rudimentaire. Quand fut composée Ylliadey Delphes, sous le nom de Pytho, était déjà un centre religieux fort important. Homère vante les trésors « qui sont renfermés derrière le seuil de pierre de Phébus Apollon, l'archer, dans la rocheuse Pytho* ». Le « seuil de pierre », la partie pour le tout, représente pour lui le temple. Ce seuil de pierre est aussi mentionné dans l'hymne'; mais celui-ci entre dans plus de détails. Le poète y raconte qu'une multitude innombrable d'hommes a prêté le secours de ses bras aux architectes Trophonios et Agamède, fils d'Erginos et chers aux dieux immortels, pour bâtir, en pierres polies, le temple, qui sera à tout jamais célébré par le chant ^. C'est Apollon lui-même qui a posé les « larges et très longs fondements sur lesquels, d'un bout à l'autre, est assis l'édifice*. On devine quelle importance le constructeur attachait dès lors à cette partie de son œuvre. Avant de se décider pour Pytho, Apollon avait choisi pour son temple, près d'Haliarte, un autre emplacement, et, là aussi, il avait commencé par jeter en terre des fondations que le poète caractérise par les mêmes épithètes ^

On avait, à Delphes, gardé le souvenir d'un premier temple d'Apollon qui avait la forme d'une cabane de bois*. Ce n'est évidemment pas à cette sorte de hutte que se rapportent les vers que nous avons cités. Dans l'édifice que le poète a en vue, la pierre joue un grand rôle : elle constitue les fondations, le seuil et sans doute aussi les murs du bâtiment, car c'était là que devaient le mieux trouver place les pierres polies (^e(7ToI(7iXâe<7<;iv)dont il est question ; mais rien ne donne à entendre que les colonnes fussent aussi de pierre. Ces supports devaient être de bois, comme les colonnes des palais de Mycènes. A plus forte raison, c'était aussi le bois qui avait fourni la matière des parties hautes de

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