KaXu6T)ç <r/3(Jia. Pausamas X, v
Tédifice, des plafonds et de la charpente du toit. Le bâtiment fut consumé tout entier, en 548, par un « incendie qui prit de lui-même » *, accident qui suppose une construction où le bois entrait pour une part considérable.
Quelques autres monuments de la même facture avaient eu la chance d'échapper à la destruction pendant de longs siècles, et on les montrait, au temps de Pausanias, comme des reliques vénérables dupasse. Tel était, près de Mantinée, ce temple de Poséidon Hippios que la tradition rattachait aussi à Agamède et à Trophonios. Il était fait tout en madriers superposés et assemblés. Pas de portes; une corde tendue fermait Tentrée. Hadrien, Timpérial archéologue, pour mieux conserver ce curieux témoin des vieux âges, érigea tout autour une construction qui Tenveloppait comme une carapace*. A Élis, on faisait voir, comme un legs de cette même antiquité, un toit que soutenaient des piliers de chêne. Pas de murs; c'était un simple hangar. On le donnait comme un tombeau, celui d'Oxylos; mais ce devait être bien plutôt un temple primitif. A Métaponte, il y avait un vieux temple d'Héra où chacune des colonnes était faite du tronc d'un énorme plant de vigne*. A Olympie, dans ce temple d'Héra où les anciens reconnaissaient déjà le plus ancien édifice religieux que renfermât TAltis, une des deux colonnes qui se dressaient entre les antes de Topisthodome était encore, au temps de Pausanias, une colonne de bois \ Ce fût était le dernier survivant de toute une série de colonnes similaires.
Nous n'allons pas jusqu'à tirer de ces remarques une conclusion qui paraîtrait peut-être plus téméraire qu'elle ne l'est réellement; nous n'en inférons pas que, dès le x® ou le ix® siècle, il ait existé, au pied du mont Kronion, un premier temple d'Héra dont les supports auraient été remployés dans l'édifice que décrit Pausanias; mais nous tenions à montrer que, quand se constitua, vers la fin du viii® ou peut-être au vn*» siècle, ce style dorique dont un des plus anciens monuments est, sans aucun doute, THérseon d'Olympie, l'architecture religieuse en était à peu près au même point que pendant le cours de la période mycénienne. D'un âge à l'autre, les habitudes et les pratiques du constructeur n'avait guère changé.