‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 331 sur 349 · KoLDEWBY, Néandria, p. 43 et fig · texte numérisé non relu

KoLDEWBY, Néandria, p. 43 et fig

et leur diamètre est d'environ 0™,16. En bas du toit, les tuiles plates étaient munies d'un rebord saillant dans lequel s'ouvrait un bec qui projetait les eaux en dehors ; les tuiles de recouvrement se terminaient par une demi-rondelle qui formait antéfixe et où, peint en noir, se modelait en faible relief Tavant-corps d'une panthère couchée. 11 a été recueilli quelques fragments d'un açrotère par lequel serait venue s'achever, sur la façade, la rangée des tuiles faîtières. D'après les faibles débris que Ion en possède, on suppose qu'il devait, en beaucoup plus petit, offrir quelque ressemblance de forme et d'ornementation avec l'énorme açrotère de l'Héraeon d'Olympie (pi. XLVI)*.

Ainsi donc il parait démontré que, dès le vu*" siècle, l'architecte ionien posait une toiture à double pente sur les temples qu'il s'essayait à bâtir. Selon toute apparence, les versants de ce toit ne présentaient ici qu'une très faible inclinaison*. Si le fronton se dessinait déjà sur les deux petites façades, il ne pouvait encore y être que très bas ; avec le temps, il aurait à gagner en élévation et en importance; mais, pas plus pour le mode ionique que pour le mode dorique, il n'existe de monument qui remonte à un âge où le temple aurait été couvert d'une simple terrasse en terre pilonnée.

S 4. — LA MODÉNATURE

De l'entablement des édifices ioniques du premier âge, il ne reste presque rien ; on ne saurait donc entreprendre de définir les éléments de la modénature qui a caractérisé ce style à ses débuts ; à peine peuton présenter à ce sujet quelques brèves indications. Dans les bases nous avons rencontré la scotie et le tore (pi. X, A), le talon dans la colonne d'Éphèse, au-dessus du bas-relief qui décore le haut du fût (pi. X, B). L'architecte ionien ne paraît pas avoir jamais usé de la moulure en bec-de-corbin qui, dans les édifices doriques, termine

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