Mégaron à Troie. Dœrpfeld, Bericht, fig
2™,0o de profondeur, une pièce très spacieuse, de forme reclangulaire, qui a 15°^,30 de long sur 8«ï,30 de large (fig. 10) *. On y a découvert, encore en place, la seule base de colonne que Ton ait rencontrée à Troie, de la première à la sixième couche. C'est une dalle plate, de forme irrégulière, sur la face supérieure de laquelle, taillédanslemême bloc, fait saillie un cylindre de 0"%57 de diamètre et de 0'",28 de haut (fig. H). Un fût de bois était posé sur ce cylindre. La partie de la pierre que le bois recouvrait est restée lisse. Au contraire, près du bord, là où la tranche était exposée à Tair, le grain du calcaire est rude et comme usé. Si, du diamètre total de la section du cylindre, on retranche deux fois la largeur de cet anneau, on obtient le diamètre approximatif du poteau; il n'était guère que de 38 centimètres. Un support aussi grêle ne pouvait, à lui seul, supporter le poids du plafond; il y a lieu de supposer trois colonnes distribuées sur un même axe, dans le sens de la longueur du vaisseau.
Sans doute, en déblayant l'édifice, on n'y a rien trouvé qui en révèle la destination; ce pourrait être, comme les autres bâtiments similaires, le salon d'un des premiers personnages de la ville. Voici pourtant les raisons qui permettent de soupçonner ici l'existence d'un temple. Ce bâtiment est tout près de l'endroit où a été construit, sous les successeurs d'Alexandre, le grand temple de l'Athéna llienne ; la cour qui s'étend devant lui était presque au milieu de l'aire du château, c'est-à-dire dans le voisinage du point le plus élevé de la col-
\ . C'est le bâtiment que Dœrpfeld décrit sous cette rubrique : Das Gebœude VI c (p. 22-25).