‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 50 sur 349 · Ibid., XX · texte numérisé non relu

Ibid., XX

dans cette salle; elle a posé son siège contre le mur mitoyen {xxr àvT7)<jTiv)*. Dans ce mur est percée une porte qui fait face à la porte d'entrée; c'est elle qui a ce seuil de piètre (^{ôivoç oùSo;) sur lequel Ulysse se place pour lancer sa flèche à travers les têtes des haches (Q). C'est cette porte qu'Euryclée avait fermée avant la bataille, pour que les prétendants ne pussent s'échapper par cette issue ^ . Aussitôt la lutte terminée, Ulysse enjoint à Télémaque d'appeler Euryclée. Celui-ci exécute l'ordre en secouant violemment la porte. Euryclée l'ouvre et vient regarder les cadavres^; puis elle ressort du mégaron^ toujours par le même chemin, pour ramener les servantes infidèles*. C'est par là que Pénélope s'introduit dans le mégaron, lorsqu'elle a quelque chose à dire aux prétendants; le poète la représente alors se tenant debout, près du jambage de la haute baie^ Elle nagit pas comme le fait Arété dans le palais où Tépouse d'.Alkinoos est entourée du respect de tous; elle ne va pas s'asseoir auprès du foyer; elle ne se mêle pas h, ces hommes qu'elle considère comme des ennemis; elle reste sur le seuil, comme sur une sorte de terrain neutre.

Si c'était cette porte qui fournissait la communication la plus rapide et la plus souvent employée entre les deux quartiers de la demeure royale, elle n'était pourtant pas la seule voie qui servît à cet usage. Le mégaron avait encore une autre voie de dégagement : c'est ce qu'Homère nomme opaoôupYî. Ce terme est de ceux que n'a pas conservés la langue classique et qui embarrassaient déjà les commentateurs alexandrins; pourtant le poète, jaloux de définir le théâtre de l'action, s'explique ici assez clairement pour que l'on ne puisse hésiter sur le sens du mot.

Il y avait, dans le mur bien bâti, une onoihuré;

près du seuil placé à Tun des bouts du mégaron aux solides fondements,

c'était un chemin qui menait dans le couloir; il était clos par des planches

bien [jointoyées ; Ulysse commanda au divin porcher de garder cette porte en se tenant près d'elle; il n'y avait plus ainsi qu*un seul front d'attaque^.

Vorsothuré est une porte qui, du mégaron y donne dans un couloir, et le seuil dont elle est voisine ne peut être que le grand seuil, celui

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