‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 51 sur 349 · Ihid., I, 333; XVI, 415; XVIII, 209; XXI · texte numérisé non relu

Ihid., I, 333; XVI, 415; XVIII, 209; XXI

6. Ihid., XXII, 426-130. W. Reichel, L'opaoOûsTj dans le mégaron homérique (ArchœoL epigr, MUtheilungen ans CEslerrekk-Ungarn, t. XVIII, 1895, p. 6-12).

de cette porte d'entrée qui est au pouvoir d'Ulysse et de ses compagnons, maîtres du bas de la salle. C'est ce qui résulte de l'appel que l'un des prétendants adresse aux autres et de la réponse qu'il provoque :

Amis, dit Agiléos, n'y a-t-il personne qui veuille monter à ïorsothuré ? Il irait dire au peuple ce qui se passe ici, et aussitôt ce ne serait, au dehors,

[qu'un cri; alors cet homme aurait pour la dernière fois lancé ses flèches '.

Mélanthios répond :

Agiléos, cela ne peut se faire, car elle est trop près

la belle porte de la cour, et la bouche du couloir serait trop difficile à franchir;

un homme, pourvu qu'il soit vaillant, la défendrait à lui seul contre tous *.

On apprend encore, par l'expression qu'emploie Agiléos, qu'il fallait monter quelques marches pour gagner le seuil de Vorsothuré (U); le sol du couloir se trouvait donc à un niveau plus élevé que celui de la grande salle.

Quant au couloir (XaupYî), il permettait de desservir l'appartement privé sans que l'on eût toujours à traverser le mégaroriy sous les yeux des hôtes qui le remplissaient (TTT). Il était appliqué contre un des murs latéraux de la grande salle. L'une de ses extrémités débouchait dans la cour, puisque, si l'un des prétendants avait pu, par Vorsothuré^ gagner le corridor, il lui aurait été ensuite aisé de s'enfuir et d'atteindre la ville. De l'autre côté, le couloir aboutissait au thalamos. Homère n'avait pas besoin de le spécifier ; il montre Eumée s'engageant sur les pas de Mélanthios dans l'intérieur du quartier des femmes '; or Eumée n'a pu tenter cette poursuite qu'en passant par Vorsothuré^ dont il a le libre usage. C'est par cette route qu'il part pour aller charger de liens Mélanthios et que bientôt après il revient sans obstacle.

Ce qui reste le plus difficile à comprendre, ce sont les mouvements de Mélanthios. Il a déclaré ne pouvoir fuir par Vorsothuré^ que barre Ulysse; mais il a offert aux prétendants, jusqu'alors désarmés devant leur redoutable ennemi, d'aller leur chercher, dans l'arsenal d'Ulysse,

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