‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 53 sur 349 · Jebb, The hoineiûc home, p · texte numérisé non relu

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3. Ce balcon est indiqué, en projection, sur le pian, par une ligne pointillée et par la lettre d.

4. Ces fenêtres auraient été placées au-dessus des points a et b. On en aperçoit une, celle de gauche, dans la vue perspective (pi. II).

9i LA GRÈCE DE L'ÉPOPÉE.

les madriers verticaux dont était fait le revêtement du mur*. Une fois arrivé au niveau du balcon, il n a qu'à se placer de côté pour se glisser par une de ces fentes et il débouche sur le balcon. Dès ce moment, il est maître d'aller et de venir dans le tkalamos, Ulysse ne s'est aperçu de rien. La porte du fond étant fermée, toute la partie postérieure de la salle était plongée dans l'ombre ^

On objectera peut-être que Mélanthios, chargé comme il l'est par le poids des armes qu'il rapporte, n'a pas pu descendre par la même voie; mais qui nous empêche de supposer que, par la fenêtre, il tend lances et boucliers aux prétendants ou les leur jette d'en haut? Ce n'est pas un procès-verbal que dresse le conteur ; les détails insignifiants que peut suppléer l'imagination, il les supprime, pour mieux mettre en lumière les incidents qui font avancer l'action.

Avec leur étage supérieur, les bâtiments situés en arrière du méffaron devaient former une masse dont la hauteur était à peu près celle de la grande salle à laquelle ils faisaient suite ; mais ils occupaient certainement une plus vaste étendue de terrain. Dans cette partie du palais, il y avait des pièces où la maltresse de la maison et ses servantes s'employaient aux travaux domestiques'. La principale de ces pièces, une sorte de salon (R), aurait été placée derrière le mégaron des hommes. Elle aurait donné sur une petite cour intérieure (W), munie, elle aussi, d'un portique (X), autour de laquelle auraient été distribuées toutes les dépendances ; il fallait bien que les femmes pussent s'asseoir à l'air pour filer et pour coudre. On a trouvé de ces cours à Tirynthe, dans ce que l'on croit être le quartier des femmes.

La demeure du chef de clan, héritier d'autres chefs que la guerre avait enrichis, obligé par son rang de tenir, comme nous dirions, table ouverte, ne pouvait pas ne point renfermer des magasins où se conservassent les objets de prix légués par les ancêtres et surtout les

\ . Ces traverses sont indiquées, sur la planche H, dans l'angle du mégaron qui correspond au point a du plan. Parmi les pièces de bois qui entraient dans la construction des murs, d'autres encore pouvaient présenter des saillies qui auraient facilité l'ascension de Mélanthios.

2. On aurait pu supposer aussi cette galerie en surplomb sur le mégaron des hommes ; mais on comprendrait mal que les femmes eussent dû circuler sous les yeux des hommes et, d'autre part, il aurait fallu que Mélanthios, pour atteindre ce balcon, fit im vrai tour de force, qu'il opérât ce que l'on appelle, en gymnastique, un rétablissement.

3. C'est ce qu'Homère appelle parfois xà ]xi^9.^9.. Odyssée, XIX, 16.

provisions de bouche. Voici commeot Homère décrit le plus important de ces dépôts :

... Télémaque descendit dans le ihalamos de son père,

large pièce au plafond élevé, où étaient entassés Tor et le bronze,

les vêtements serrés dans des coffres et beaucoup d'huile qui sentait bon.

Là aussi étaient debout des jarres d'un vin vieux et doux à boire,

des jarres remplies d'un liquide pur et d'une saveur divine;

elles étaient là, rangées les unes près des autres contre le mur, pour le cas où

rentrerait dans sa maison, après avoir subi bien des maux. [Ulysse

La chambre était fermée par une porte faite de planches bien assemblées,

par une porte à double battant. Nuit et jour une gardienne s'y tenait,

une femme, dont l'esprit prudent veillait sur tout cela.

C'était Euryclée »...

Ce magasin ne donnait pas sur la cour extérieure; car le soin en est confié non à un homme, mais à une femme, à la vieille nourrice d'Ulysse, doyenne des servantes. D'ailleurs, toutes les fois qu'Homère parle d'un de ces trésors, il l'appelle thalamos; c'est assez marquer que ces magasins font partie de l'ensemble que l'on désignait par ce terme même, quand celui-ci était pris dans son sens le plus extensif. Il y avait, ce semble, plusieurs de ces dépôts, dont la porte était munie d'une serrure*. Nous en distinguerions au moins deux, celui qui était destiné surtout aux provisions de bouche, et celui où étaient serrées les armes. Le premier, où Télémaque descend (xaTeêi^daTo), devait être, pour que l'huile et le vin s'y gardassent mieux, une sorte de cellier; nous l'avons placé sous la pièce Y, à côté de laquelle sont marqués sur le plan, deux escaliers, l'un par lequel on descend à cette cave, et l'autre de quatre marches, par lequel on accède à la chambre V. La vue perspective laisse apercevoir les soupiraux qui donnent au cellier l'air et le jour.

Le ceUier renferme, avec les jarres, de l'or, du bronze, et des vêtements plies dan3 des coffres; il n'est pourtant pas probable que les armes fussent déposées dans un sous-sol, où elles auraient été exposées à se rouiller. Ce ne serait donc pas ce cellier qui aurait été le magasin

où se conservaient les trésors du prince, le bronze et Tor, et le fer bien forgé '.

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