Pausanias, IX, xl
5. Aristonicos attribuait ce sens au mot /.o^^Jç. Il a éto suivi par Ottfried Miiller, Welcker, Nitzsch, Preller. Les raisons que l'on peut avoir de s'en tenir à l'opinion d'Aristonicos ont été surtout exposées avec beaucoup de force par Eugène Petersen, Kritische Bemerkungen zur œltesten Geschichte der Griechiscfien Kunstj 1871.
danse.C'esl ce qu'il signifie presque toujours dansTépopée, et ce qu'indiquent les adjectifs dans la composition desquels entre cet élément, 6i>pu/opoç et xoLlliyopoç. Quand le poète applique ces épithètes à une ville,
que veut-il dire par là, sinon qu'elles ont de larges,
de belles places pour la danse?
Voici d'ailleurs qui paraît lever tous les doutes.
Après avoir évoqué le souvenir du travail entrepris
par Dédale pour Ariane, le poète continue ainsi :
C'est là (?v6a) que des jeunes gens et des jeunes filles
14. — Monnaie de séduisantes, se tenant par la main, frappent du pied la Gnosse. Benndorf, ^ ^ y rr r
Ueber tlas Aller, ^^^^^ ' fig. 2.
Cet adverbe (evOa), les traducteurs négligent de le rendre. Il a pourtant sa valeur. Ici, comme dans les autres tableaux, le poète commence par définir le théâtre sur lequel se joue la scène qu'il décrit. Ailleurs, c'est « une vaste et molle jachère », ou « un enclos couvert d'une abondante récolte », ou « une très belle vigne », et, au moins une fois, c'est par ce même mot (Ivôa) que se fait la transition ^ Il est probable que cette place de danse, dont la construction
15. — Labyrinthe sur un vase étrusque. Benudorf, Ueber das Aller, flg. 1.
était attribuée à Dédale, n'était pas une simple aire bétonnée, comme il y en avait dans toutes les villes ; elle devait offrir un caractère particulier, qui la signalait à l'attention. Elle aurait présenté une disposition analogue à celle du labyrinthe que l'on voit dessiné sur les monnaies de Cnosse (fig. 14) et aussi sur un vase à dessins incisés (fig. 15) ^ De petits murs très bas auraient coupé cet espace en voies