Ibid,, t. II, fig. 406 et
limitée par un cordon saillant, pouvait, à son tour, être coupée de même manière en deux ou plusieurs compartiments par des rayons menés du centre à la circonférence. La rigoureuse symétrie de ces courbes concentriques plaît à l'œil. De plus, cette division en bandes parallèles, combinée avec la division en secteurs, a l'avantage de
17. — Disque trouvé à Alba Fucense. Bronze. Diamètre, 0'",22. Conestabile, Sovra due dischi, pi. I.
fournir à Tartiste, pour ses tableaux, des cadres tout préparés : par les arrangements qu'elle permet, elle se prête à faire sentir les correspondances ou les contrastes que présentent à Tesprit certains des thèmes choisis. Ce parti était si clairement indiqué, que, sans entente préalable, il a été pris, chez différents peuples, par l'ouvrier auquel s'imposait la lâche de meubler des champs de forme elliptique. C'est ce que prouvent, en Egypte, une tablette de terre émaillée et une
égide d'or *, en Assyrie, des boucliers figurés sur les monuments, boucliers dont quelques exemplaires ont été retrouvés, puis aussi le& coupes de métal déjà visées*. Cette disposition se retrouve en Phénicie, sur ces mêmes tasses d'airain ou d'argent doré'; on la rencontre sur les vases et sur les bijoux de l'âge mycénien*, comme sur les phalerœ^ et les boucliers votifs qui ont été ramassés dans de très anciennes tombes de la Grèce et de l'Italie (fig. 17). Enfin, pendant la période archaïque de l'art grec, le peintre céramiste n'emploie pas d'autre méthode pour tracer les lignes maîtresses de son décor, lorsque celuici doit s'appliquer à un fond de coupe ou d'assiette. Cet expédient est le premier qui se présente à lesprit, et l'artiste ne cessera d'y recourir que très tard, lorsqu'il sera arrivé à ce grand goût qui cherche l'effet dans la sobriété même de l'ornement, dans la simplicité voulue d'une ou deux figures qui se détachent en clair sur le noir brillant de la glaçure.
Les images du groupe central, de la terre et des astres, avaient peut-être un certain relief, qui en rehaussait l'importance. En tout cas^ on ne peut se les représenter autrement que cernées par un filet saillant ; celui-ci formait en même temps le contour intérieur de celle de& zones qui confinait à ce médaillon. Pour ce qui est du nombre de& bandes, de celui que suppose une mise en place qui tienne compte des correspondances et des oppositions indiquées par le poète, on paraît d'accord pour le fixer à trois, sans compter TOcéan qui fait bordure. Avec cette bordure et le médaillon central, on arrive ainsi au chiffre de cinq divisions \
La représentation de la ville en paix et celle de la ville en guerre remplissent la première bande; les deux descriptions ont à peu près^ la même étendue. On partagera donc cette bande, par moitié, entre les deux tableaux ou plutôt entre les deux séries de tableaux, car chacun
i. Histoire de VArt, t. f, fig. 360, 569.