Ibid., t. VI, fig
5. On a cherché parfois une allusion à ces divisions dans ce vers :
JlivTÊ 8ap*aÙT0û eaav «jaxcoç tctu/sç (XVIII, 481).
Or rtuygç ne signifie pas ici des ce^xles, mais des couches; c'est dans le sens de l'épais-
eur qu'il y a cinq Tcrti/s;, comme le démontre le récit de la rencontre entre Énée el
Achille que couvre le houclier divin. La lance du Troyen ne traverse que les deux
premières couches (ôûw [xàv eXaafj* 8tà KXTjyaç); elle est arrêtée par la troisième. Il y
avait deux couches de bronze, deux de cassileros et une d*or (Iliade, XX, 264-273).
de ces thèmes se décompose en plusieurs scènes détachées, qui sont autant de traductions différentes de Tune ou de Tautre des deux idées ici mises en regard : Tidée des biens de la paix et celle des maux de la guerre. Dans l'illustration du second de ces sujets, on distingue trois moments successifs, trois scènes. Une armée d'attaque, divisée en deux groupes, enveloppe et menace la ville, sur les murs de laquelle se tiennent les femmes, les enfants et les vieillards. Une troupe de guerriers, que conduisent au combat Pallas et Ares, opère une sortie. Enfin c'est Tembuscade dressée près du fleuve, la lutte acharnée qui s'engage, pour la possession des troupeaux, entre les assiégeants et les assiégés. On incline à chercher, dans l'autre moitié de la bande, la même division ternaire, et on la trouve, si l'on admet que l'un des tableaux n'est visé que par un moitiés festins (et^yTrtvat)*. Vient ensuite le cortège nuptial, promené par les rues de la cité, à la lueur des flambeaux et au bruit des chants d'hyménée ; puis c'est le débat judiciaire qui s'engage, en présence de la foule, sur la place du marché. Le poète ne s'est pas astreint, dans cet épisode^ à tout peindre avec le même détail : suivant que la mention de tel ou tel sujet évoque dans son esprit plus ou moins d'images, il développe ou il resserre la description. Les noces lamusent; il tient à en donner la vision et à en réveiller les bruits, tandis que, pour le repas, qui n'offre point un spectacle aussi varié, il s'en rapporte à la mémoire de ses auditeurs.
Sans transition, le poète passe à une autre série de tableaux, où sont figurés, dans l'ordre des saisons, les travaux des champs*. Celleci ne se scinde pas, comme la précédente, en deux groupes qui s'opposent l'un à l'autre. Il n'y avait pas ici matière à antithèse; mais, par la donnée dont ils procèdent, tous ces tableaux ont entre eux une étroite liaison : ils forment un ensemble qui est comme la rapide esquisse d'un poème analogue aux Œuvres et Jours d'Hésiode et aux Géorgiques de Virgile. La suite de ces scènes remplissait la seconde zone. Le poète en énumère cinq, dont une pourrait aisément se couper en deux tableaux, si, dans une restitution graphique, on désirait, par une raison de symétrie, arriver à un nombre pair, au chiffre de six.
Au printemps répond le labourage; plusieurs charrues retournent le sol d'une vaste jachère. L'été, c'est la moisson, avec les jeunes gens dont la faucille couche à terre les épis, les enfants qui les ramassent et les botteleurs qui lient les gerbes. En quelques mots, le poète semble