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indiquer une troisième scène qui, tout en se rattachant à la première, aurait pourtant occupé un compartiment séparé. « ATécart, les hérauts préparent sous un chêne un repas abondant ; ils ont sacrifié un grand bœufqu'ils apprêtent; les femmes les secondent en saupoudrant les chairs de blanche farine. » C'est, après la moisson, le repas qui rassemble tous les ouvriers enfin arrivés au terme de leur dur labeur. Pour l'automne, on a la vendange. Par les accords de son luth et par ses douces chansons, un musicien égayé les travailleurs et règle la cadence de leurs pas dans le sentier où se transportent les corbeilles chargées de raisin. Point d'allusion à l'hiver, temps où s'interrompent les œuvres de la terre; mais, après la vie des cultivateurs, le poète dépeint la vie pastorale, dont il représente deux épisodes. Ici, c'est, « sur les rives du fleuve retentissant, que bordent de frêles roseaux », un troupeau de bœufs attaqué par deux lions, que n'osent pas repousser les chiens et les pâtres. Là, c'est de grandes et blanches brebis qui paissent dans un vaste pré, auprès duquel se dressent, avec les étables et les parcs, les cabanes des bergers. Dans cette bande, comme dans Tautre, l'artiste a cherché un effet de contraste; auprès d'une scène de violence, il en a mis une autre, où tout respire le calme et la sécurité.
L'étude du texte et le caractère très nettement défini de la plupart tout au moins des tableaux qui y sont décrits donnent à croire qu'il convient de se les figurer comme séparés les uns des autres par des filets, moins saillants peut-être que ceux qui limitaient les bandes, mais cependant assez marqués pour former cadre. On a ainsi une division en secteurs qui se combine avec la division en couronnes circulaires.
Dans le diagramme par lequel nous avons indiqué l'arrangement des tableaux qui décoraient le bouclier, nous arrêtons le tracé des secteurs au contour externe du second anneau (fig. 18). C'est que le seul thème qui reste disponible pour meubler la troisième zone, le dernier que mentionne le poète, offre un caractère d'unité que nous n'avons rencontré ni dans la représentation des deux villes, ni dans celle de la vie rurale. Ce thème, c'est Timage d'un chœur de danse, composé de jeunes gens et déjeunes filles*. Sans doute tous les personnages n'ont pas ici mêmes attitudes. « Tantôt le chœur entier, aussi léger qu'expert, tourne rapidement comme la roue du potier, lorsqu'il éprouve si elle peut seconder l'adresse de ses mains. Tantôt les danseurs se séparent et forment de gracieuses lignes qui s'avancent l'une au-devant de
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laulre. La foule les admire et se délecte à ces jeux. Un poète divin, en s'accompagnant de la lyre, les anime par ses chants. Deux agiles sauteurs, lorsqu'il commence, répondent à sa voix et pirouettent au milieu du chœur. » Tout cela n'est cependant que les moments successifs, les figures variées d'une même danse. Le champ ne se partagera donc pas ici en plusieurs compartiments. Par la continuité d'une action ininterrompue et par le rythme des poses que règle la cadence musicale, cette troupe de danseurs et de danseuses a un autre carac-