‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 89 sur 349 · S. Reinach, le Mirage oriental, iu · texte numérisé non relu

S. Reinach, le Mirage oriental, iu

mêmes qui accompagnent ces ivoires dans la tombe d'où ils sont

sortis.

D'après la facture de ces vases, où le style géomélrique n'a pas

encore atténué la rigueur de son principe par Tinserlion de la figure humaine, nous inclinerions à croire que l'ensemble du dépôt auquel appartenaient ces ivoires date plutôt du viii* que du vu* siècle. Nos statuettes seraient donc antérieures aux plus vieilles sculptures de tuf colorié qui aient été trouvées dans l'Acropole d'Athènes. Les temples

28. — Figurine de terre cuite. Hauteur, 0™,33. Musée du Louvre.

Holleaux, fig. 1.

29. — Figurine de terre cuite. Hauteur, 0'",195. Musée de Berlin. Holleaux, fig. 2.

que celles-ci décoraient n'ont guère pu être bâtis avant le vu*' et le vi*' siècle. Avec les ivoires du Dipylon, l'historien se sent plus près peut-être de l'Athènes des Érechthéides que de celles des Pisistrate et des Hippias; mais il ne saurait pourtant regarder avec indifférence des figures dans lesquelles il croit avoir à saluer les plus anciens monuments de la sculpture atlique.

La donnée est assez différente dans des figurines de terre cuite qui paraissent provenir de la Béotie et qui doivent être, elles aussi, des idoles protectrices de la tombe*. Ces poupées, car on ne peut guère leur donner d'autre nom, ont la forme d'une cloche. Dans quelques-unes, des jambes rapportées s'attachaient, par un fil de métal, en dessous de cette cloche (fig. 28, 29); d'autres n'ont jamais reçu cet appendice (fig. 29). Deux boulettes d'argile marquent la place des seins. A la manière dont est orné, par des dessins tracés au pinceau, le ventre de

Page 1