Décor d'un vase du Dipylon
Dessin de Collignon.
juste idée des conditions de Tant, ce qui fait que son œuvre garde, dans Tensemble, un caractère tout primitif, c'est le caractère de son dessin. Le peintre relarde sur le potier. Celui-ci emploie une argile dont le grain est aussi fin que dans les vases mycéniens les plus soignés. Ses vases sont d'un ton jaune, plus ou moins rose, sur lequel ressort avec vigueur le noir de la peinture. « Les formes sont moins nombreuses que celles de Tépoque mycénienne; elles comprennent le cratère et Yamphore comme récipients de grande capacité, Vœnochoé comme vase à verser, le skyphos comme vase à boire, la pyxls comme boite à bijoux. Quand on les compare à celles de la céramique mycénienne, on se sent en présence d'une esthétique diflTérente. Certaines
48. — Fragment du décor d'un vase du Dipylon. Annali, 1872, Tavola d'aggiûnta, I, fig. 1.
formes disparaissent complètement, comme la jolie coupe à pied long et mince*, Télégante aiguière à bouche ronde *, le vase à étrier^ la corne à boire*. Les formes arrondies, courtes et ramassées des poteries égéennes font place à des vases plus grands et plus massifs dans lesquels domine la structure droite et cylindrique. L'hydrie et Tœnochoé mycéniennes ont le col court, l'épaule forte, les flancs rebondis ^ L'hydrie et l'œaochoé du style géométrique ont le col très haut, en forme de long tuyau, presque pas d'épaule, la panse droite. Les vases mycéniens sont, en général, de dimensions moyennes, qui les rendent très maniables. Ici on se trouve en présence de vases beaucoup plus
i. Histoire de VArt, t. VI, fig. 492.