‹ Histoire de l'art de la guerreChapitre 123 sur 127 · TRACÉ PERPENDICULAIRE · texte numérisé non relu

TRACÉ PERPENDICULAIRE

que chaque ligne ferait alors fonction de flanc; soit la fortification polygonale , dans laquelle le flanquement s’obtient par une caponnière placée au milieu et en avant du côté extérieur, formant alors en entier une portion du pourtour de la place; cette caponnière, attachée ou non au corps de place, a valu à ce système la seconde dénomination de fortification à caponnière.

TRACÉ A 'CAPONN1ÈRES.

(1) Esquisse historique sur l’art de la fornication, par Louis BLE8SON , p. 114 de ma traduction (1849),

En même temps, Montalembert préconisa l’emploi des casemates et l’accumulation des feux couverts , la considérant comme une concentration précieuse des forces. Son système, ses idées furent vivement critiquées par le corps du génie. Un petit nombre d’officiers de ce corps ne rejetèrent pas de prime abord l’exposé du novateur; de ce nombre fut Carnot, qui devint plus tard l’un des directeurs de la République française. Carnot, bon géomètre, se plut à combiner à nouveau les principes qui régissent l’assiette d’une parfaite fortification et proposa l’emploi du glacis en contre-pente et de Y escarpe détachée. Le premier remplace la contrescarpe et le chemin couvert, facilite les grandes sorties et donne ainsi une animation particulière à la défense; mais en même temps il laisse l’escarpe trop exposée à une atteinte de l’assiégeant , dont aucun obstacle en avant n’arrête les pas. L’escarpe détachée représentée sur cette figure a pour but de laisser le parapet intact , même après la

Page 1