‹ Histoire de l'art de la guerreChapitre 13 sur 127 · ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

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L’hoplite et le cavalier ne portaient que leurs armes ; en

(1) Polten, livre vi, cbap. 4.

(î) Consultée Thucydide, livre v, cliap. 66.

46 HISTOIRE DE L'ART DE LA Gl’ERRE.

sus (les hôtes de somme , ils avaient des valets ou esclaves pour- traîner leurs munitions, qui étaient souvent considérables. L’emploi de ces valets, ordinairement à la charge de l'hoplite,, présentait de graves inconvénients : ils désertaient dans les revers, et leur fuite, obligeant les soldats à porter eux-mêmes leurs munitions, leur imposait un surcroît de fatigue dont ils n’avaient pas -l’habitude , juste au moment critique, lorsqu’on se trouvait serré de près par l’ennemi ; les Athéniens ne s’en aperçurent que trop lors des désastres qu’ils éprouvèrent à la fin de leur expédition contre Syracuse; mais, malgré la leçon, ils ne proscrivirent pas les valets de leurs armées. Cette importante réforme eût été d’ailleurs fort difficile à introduire, car le soldat grec n’ai-" mait pas à se charger, il pliait sous le fardeau ; on lui Cuisait rarement porter de ces pieux « qui rendirent tant de services aux Romains (1). » — Outre la tourbe des valets, les armées grecques étaient encore encombrées d’une foule de prôlrcs ou devins, de marchands, de femmes et de poètes (2). Des médecins accompagnaient aussi les troupes.

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