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AVANT-PROPOS
me les faire approfondir, à m’en signaler d’autres, à me fournir le moyen de les éviter si ce travail doit être réimprimé un jour; avec le concours d’avis bienveillants, je parviendrai sans doute plus tard, en y revenant à plusieurs reprises (cette histoire ne saurait être l’œuvre d’un jour), à le rendre plus correct, plus riche de faits, plus juste dans ses appréciations.
Je n’ai pas voulu, en supposant que j’en sois capable, faire ici de l’érudition proprement dite, de l’érudition digne de l’Académie des inscriptions; pour pouvoir la faire, il aurait fallu joindre à la lecture assez étendue que je possède la connaissance complète des langues grecque et latine qui n’est pas mon lot, et ce défaut, au dernier moment, me fait trembler pour mon travail qu’il a pu entacher de bévues impardonnables. Quoiqu’il en soit, j’ai voulu seulement essayer d'une érudition suffisamment exacte, et plus utile par sa forme même aux officiers mes camarades et aux gens du monde (1), chez lesquels j’ai toujours désiré voir répandre les notions militaires. Cet ouvrage d’un officier pourra peut être aussi être utile aux érudits par son point de vue même. D’ailleurs une Histoire complète de F art de la guerre doit partir, ce me Semble, d’une
(4) J’entends par ce» roots : lo ut U monde, tous ceux qui no sont pas militaires ou érudits.
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plume militaire, et cette plume ne saurait échapper à la nécessité d’y parler au début des anciens, malgré, je le répète, son incompétence probable à l’égard des sources antiques.