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MODIFICATIONS DES SUCCESSEURS D’ALEXANDRE

Les successeurs d’Alexandre , commandant à des armées composées en grande partie d’Asiatiques, furent obligés de recourir à l’emploi des éléphants, et même quelquefois à celui des chars auxquels leurs troupes étaient accoutumées. L’art militaire grec, porté à son apogée par Alexandre, ne

(1) Mémoire* de Napoléon. — 7* note sur l'ouvrogo intitulé ; Coneidérafiofu tur l'art de la guerre.

(2) Akkien, livre ut, chap. 6.

survécut pas en Orient à ce grand homme : en Grèce même il n’avait pas deux siècles à vivre (1).

En Asie, « on abandonna peu à peu la simplicité de l’ancienne tactique, et les armées des rois de Syrie et des IHolémées ressenfidèrenl aussi peu à celles de Philippe et d’Alexandre que, plus tard, les légions de Théodose et de Stilicon à celles de Marias et de César (2). »

Les successeurs d’Alexandre organisèrent les éléphants en phalange. Une phalange était de 64 éléphants rangés sur 8 de front et 8 de profondeur ; celte phalange se subdivisait en divisions ou groupes de 32, 16, 8, 4 et 2. Le groupe • de 8, ou le rang, se nommait ilarchie.

En bataille, les éléphants se plaçaient ordinairement devant le front de l’armée par ilarchies, c’est-à-dire sur une seule ligne que l’on arrondissait souvent en un demi-cercle dont la convexité regardait l'ennemi. On les écartait autant que possible à 100 pieds de distance l’un de l’autre, et à 200 pieds environ de la ligne, pour avoir le temps et l’espace de les rallier.

Les successeurs d’Alexandre employèrent aussi, à l’exemple de leur maître , les machines de guerre en rase campagne. •.

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