S 4. OFFICIERS
Chaque légion était commandée par 6 tribuns, dont 2 au moins devaient, avoir servi dix ans et les autres cinq ans.
Les tribuns commandaient tour à tour pendant deux mois;
« leurs principales fonctions étaient de rendre la justice, de » faire prêter le serment aux soldats, de veiller à la police et à la sûreté du camp, de régler les gardes de nuit et les rondes, d’assister aux travaux du camp et aux exercices, d’avoir soin des malades, et* surtout d’assister au conseil de guerre (1). » Ceux qui n’étaient pas de service étaient placés à la tête des détachements, des reconnaissances ou des fourrages, ou chargés de missions particulières. On pouvait
mouvements. » (CarrionNisas, notoire de l'art militaire, tomol", p. 579.) Voyez, sur In comparaison de la phalange et de la légion, Poltiik, liv. xvm, fragment 1er ; Hietoire militaire dee éléphants, Appendice 21 ; et Encyclopédie moderne, édition Didot, article Bataille du général L au arque, p. 598 et 627.
(1) Ils sc relevaient de six en six mois, suivant Guiscrabdt. (Mémoires criligues, tome II, p. 223.)
110 niSTOIRE DE l’art DE LA GUERRE.
être élevé au trilmnat sans avoir passé par lés grades inférieurs. « La plupart des fameux généraux que Rome a eus ont fait leur apprentissage de cette manière. . . On croyait apparemment à Rome qu’il était très-bon è un général d’armée de savoir tout le détail du service militaire , mais qu’il n’était pas nécessaire pour rapprendre de passer la plus grande partie de sa vie dans les grades subalternes, et que pour acquérir la science de commander les armées, il fallait s’occuper d’autres objets que du seul maniement des armes et du soin pénible de dresser les soldats (1). »
Au-dessous des tribuns se trouvaient les centurions ; il y en avait un par centurie, deux par manipule, vingt par ligne, soixante par légion. « Dans le choix de ces chefs, dit Polybe (2), on ne cherche pas tant qu’ils soient audacieux et entreprenants qu’habiles dans l’art de commander, persévérants et de bon conseil. On ne demande pas non plus qn’ils soient prompts h en venir aux mains et à commencer le combat; mais qu’ils résistent constamment lorsqu’on les presse, et qu’ils meurent plutôt que d’abandonner leur poste. » Le centurion de la centurie de droite avait dans chaque manipule la priorité sur le centurion de la centurie de gauche. Dans chaque ordre, les centurions des triaires prenaient la priorité sur ceux des princes, et ceux des princes sûr ceux des hastaires. Dans la légion , les centurions du premier ordre avaient la priorité sur les centurions du second ordre, les centurions du second ordre sur ceux du troisième ordre, et ainsi suite. Le centurion qui commandait la centurie de droite du manipule des triaires du premier ordre était
donc le premier des centurions ; on le- nommait prinlipile
(t ; Güischardt, Mémo ires critiqua, totno II, p. 226.
(2) Livre vi, fragment 5.
ROMAINS
(primum pilum); il commaudait à tous les autres et c’était lui en réalité qui était le chef de la légion. Les principaux centurions étaient appelés au conseil de guerre.
Dans l’ordre des promotions, on suivait la série de priorités que nous venons d’indiquer , c’est-à-dire que l’on devenait successivement et par avancement :
Centurion. .
Centurion..
Centurion..
Etc. , etc.
Pourtant , dans des cas rares et comme récompense de brillants faits d’armes, on, faisait monter, directement et sans intermédiaires, des derniers ordres aux premiers.
Chaque centurion choisissait un officier pour conduire la queue de la centurie qu’il commandait; c’est cet officier que l’on trouve désigné dans les écrivains de l’empire sous le nom d 'option (1). Au-dessous de ces serre-files, il y avait encore les' décurions ou chefs de dix hommes. Les vélites n’étaient commandés que par des décurions.
des hastaires.
des princes ..
des triaires . .
des hastaires.
des princes . .
des triaires . .
des hastaires.
des princes . .
des triaires . .
du dixième ordre.
du neuvième ordre.
du huitième ordre.