‹ Histoire de l'art de la guerreChapitre 37 sur 127 · ORDONNANCE PAR COHORTES DE LA LÉGION SOUS CÉSAR · texte numérisé non relu

ORDONNANCE PAR COHORTES DE LA LÉGION SOUS CÉSAR

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la troisième' ligne tonnait réserve. Dans celle nouvelle ordonnance, les lignes étant pleines, la première ligne, lorsqu’elle faiblissait , ne pouvait plus, comme dans l’ordonnance pat manipules , se retirer à travers les intervalles de la seconde ligne destinée à la remplacer. La seconde ligne seule pouvait avancer et venir s’enchâsser dans la première, les files fraîches se glissant au milieu des intervalles dos files

(4) L' Encyclopédie méthodique, h l’endroit déjll cité, tome II. p. 261, ns donne, comme VéoÈck, livre II, ebap. 8, que cinq centuries & la cohorte : o’ost uno conséquence de ce qu’elle n’admet qu’une centurie pour le manipule des triaircs. Voyez à cet égard, nu § 3 de ce chapitre, la note ï de la p. 404 ci-dessus, et la Tactique de MaIZEROY, tome 111, p. 09.

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fatiguées, de telle sorte que le front de la légion doublait en nombre sans changer d’étendue. • • . -

La possibilité d’une semblable manœuvre constituait un des principaux' avantages de l’ouverture des rangs et des files qui caractérisait l’ordonnance romaine, dans laquelle chaque homme occupait en tous sens 6 pieds romains' (1" 77) ; la difficulté était d’habituer le légionnaire à conserver exactement ses distances en rang comme en file, et c’est à quoi tendaient toutes les instructions , tous les exercices.

L’ordonnance par manipulés avait pour avantage la mobilité, l’ordonnance par cohortes la solidité jointe à une suffisante mobilité. Toutes deux firent de grandes choses : l’une ruina Carthage , l’autre soumit la Gaule et abattit Pompée.

Mari us est aussi l’auteur d’un ingénieux changement fait au pilum et au javelot : « Jusqu’à lui le fer et la hampe * étaient cloués ensemble par deux chevillés de fer; il n’en laissa qu’une et, à la place de l’autre, en mit une de bois beaucoup plus aisée à rompre; changement bien imaginé, afin que la pique en s’attachant au bouclier de l’ennemi n’y restât pas droite , niais que la cheville de bois en se rompant fit plier la hampe à l’endroit du fer, et que , tenant encore au bouclier, elle se traînât à terre et embarrassât P ennemi (1). »

Ce fut encore « au lemps .de Marius, lorsqu’on fut revenu des anciens usages, que les généraux 'romains, chargés de conduire de grandes guerres, eurent une attention particulière à entretenir, dans leurs armées, des coqts considérables de cavalerie étrangère (2). » Cette observation de

(t) Plutarque , Vie de Mnriui. Voyer aussi Tactique de Maizbrot, tome III , p. 69, et Carrion Nibas, chapitre préliminaire du tome lî de sou Histoire de l'art militaire, p. 9.

(2J G uibchabdt , Mémoire t militaire t, toino l*r, p. 97. Cette attentioù

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Guischardt se rattache à une modification apportée à la composition des armées romaines vers la fin de la guerre sociale, modification que nous pouvons placer dans ce paragraphe, puisque Marius fut un des acteurs de cette guerre mémorable. Le véritable motif de la cessation des hostilités dans cette guerre ayant été l’obtention du droit de cité successivement accordé .aux peuples d’Italie, tous les Italiens

devinrent légionnaires , et il n’y eut plus dès lors , dans les armées de la république, de légions d 'alliés; elles furent remplacées par des légions d'auxiliaires.

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