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CRIS DE COMBAT, MCSIQUE

Les Romains marchaient au combat avec ordre et silence, et ne jetaient le cri de combat qu’au moment du choc, pour

(1) Hibtius, Guerre d'Afrique, chap. 7 1 . — I.a mnrclie (le César en cotte occasion lut très-lente. L’infanterie romaine, lorsqu’elle n’élait pas clic-même soutenue par de la cavalerie, ne pouvait écnrtcT la cavalerie ennemie au délit do dix A douze pas, portée du pilunrt elle devait donc beaucoup souffrir des attaques réitérées d’une cavalerie telle que la cavalerie numide, ce qui expli- * que toute l’importance attachée par César A l’indication des moyens il employer pour résister à cette cavalerie. — Consultez A ce sujet Guischàrdt, Mémoire » critiquée et hietoriquee, tome II, p. <56.

(2) Montesquieu, Grandeur et décadence, cliap. II.

(3) Plutarque, fie de Marine.

ROMAINS

épouvanter l’ennemi et s’animer eux-mêmes ; ils voulaient frapper en mémo temps de l’arme et de la voix (l),dont ils augmentaient l’effet en heurtant un javelot ou l’épée contre le bouclier. On jugeait souvent de l’ardeur des soldats par la vivacité de leurs cris, et on en tirait une conséquence pour le succès de la bataille. Nous ignorons de quelles expressions se composait le cri de combat des Romains.

« Il est certain, a dit Maizeroy (2), que la musique guerrière anime le soldat, l’égaie et lui donne de la vigueur. » Les Romains employaient le cornet, la buccine ou clairon et la trompette. « Les trompettes et les cornets ensemble donnaient pour la charge. Les trompettes seules sonnaient la retraite > pour les gardes, pour les travaux et dans les revues. La buccine assemblait les troupes, sonnait devant le général, et lorsqu’on punissait de mort (3).» — «Les signaux résultaient de la nature, de la qualité , de la force des sons, bien plus que de la modulation d’un air (4). »

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