‹ Histoire de l'art de la guerreChapitre 59 sur 127 · ESPAGNOLS · texte numérisé non relu

ESPAGNOLS

Les Espagnols ne se familiarisèrent avec les premiers principes de l’art militaire que par nécessité, quand les peuples voisins commencèrent à envahir la Péninsule. Alors ils rangèrent leur infanterie en gros bataillons de 6,000 hommes placés sur une ligne avec d’assez grands intervalles; ces bataillons avaient la formation rectangulaire ou en triangle, et Tite-Live (1) prétend que leur attaque en triangle était irrésistible. Les frondeurs baléares commençaient l’action en escarmouchant ; la cavalerie , postée derrière l’infanterie, tombait sur l’ennemi par les trouées de la ligne de bataille de cette dernière.

La cavalerie espagnole portail souvent des fantassins en croupe, ce qui communiquait une assez grande facilité et de la rapidité à la combinaison et au soutien de ces deux armes.

Une autre- coutume des cavaliers espagnols mérite citation : si les fanlassins étaient poursuivis, ils mettaient pied à terre et se joignaient à eux, après avoir eu soin d’attacher leurs chevaux à des piquets fixés à leur bride, et qu’ils plantaient exprès en terre.

La cavalerie espagnole l’emporta parfois sur la cavalerie numide (2), sans qu’on puisse cependant déduire de là qu’elle lut fût réellement supérieure; elle valait à la fois moins que la cavalerie numide, moins que la cavalerie gauloise. Elle suivit plus lard Annibar en Italie , et on la voit alors à la bataille du Tésin, cuirassée et avec des chevaux ayant le mors (3).

(juand les Espagnols allaient en guerre ils emportaient une outre en peau de mouton , comme partie essentielle de leur

(1) il, 40. • t •

(2) Tite-Live, uni, 26.

(3) Gcischarut, Mémoires militaires sur les Grecs et les Romaine, ch»p. T.

équipement; cette outre, convenablement préparée, leur servait à traverser les rivières; ils y mettaient leurs vêtements, la gonflaient, y posaient leur cètre et, s’appuyant dessus, gagnaient à la nage la rive opposée.

Les peuples du nord et de l’ouest de la Péninsule enflammaient dans la mêlée le courage des combattants par des chants ou des hymnes de guerre; mais rien ne certifie le dire de Diodorc de Sicile, qui affirme que le principal de ces chants était l’hymne d’Apollon, le célèbre pænn.

Il s’agit dans ce paragraphe des anciens Espagnols, de leur manière de faire la guerre ; cette manière se modifie successivement en effet, au moins quant à l'infanterie, sous la domination des Carthaginois, des Romains, des Goths, et se rapproche de celle de la nation conquérante.

Pourtant le Romain Sertorius préférait les troupes espagnoles aux troupes romaines ; cette préférence indique leurs qualités dans la défensive, dont Sertorius constitue, parmi les généraux illustres de l’antiquité, l’un des plus fermes représentants.

§ 4. GALLOIS (*)

Les Gaulois eurent de tout temps une grande réputation militaire : leurs premières, guerres avec les Romains, leur prise de Rome, leurs nombreuses excursions dans divers autres pays leur donnèrent un brevet de courage bien établi. Ils fournissaient des mercenaires à. plusieurs nations; ce furent des soldats gaulois qui fondèrent la Galatie en Asie ;

(t ) Source générale pour ce paragraphe : Histoire des Gaulois, par M. Araédée TiHERnr.dc l’Institut, 3' édition , 1845, excellent ouvrago dont j’ai extrait la plus grande partie de mes détails. *

GAULOIS

ce fut avec le sang gaulois qu’Ànnibal gagna la bataille de Cannes. Ce courage , cette quasi ubiquité guerrière leur ménagent ici une place spéciale et suffisamment étendue; tâchons de les caractériser sur plusieurs faces, et fixons nos renseignements au moyen de certaines subdivisions.

a.) — Traits généraux. — Ce qui distinguait les Gaulois, qu’ils demeurassent en Gaule, en Italie ou. en Asie, c’était l’amour de la gloire et des ornements de guerre , le mépris de la mort, fondé sur la croyance à l’immortalité de l’àme (1)^ leur furie en s’élançant au combat, furie qui rendait leur premier choc terrible, mais trop violent pour ne pas se refroidir, si l’action durait longtemps; une grande confiance en eux-mémes et une ostentation de courage d’où naissait une fâcheuse imprudence et une nuisible témérité ; leurs cris effrayants pendant le combat ; l’nsage du duel , d’où leurs défis singuliers; l’habitude de combattre nus, de rougir leur chevelure et de tuer ceux de leurs blessés qui ne pouvaient pas suivre. Au temps de César, ils étaient encore les mêmes (2), mais plus civilisés et plus habiles dans l’art de la guerre, quoique moins belliqueux et moins féroces (3).

(1) Lisez à ce sujet la Religion dei tlavlais, par dom Jacques Mahtin , bénédictin, in-i°, 1726, tome I*r, p. 28 et 56, et tome II, p. 222 et 227.

(2) « Ils vivent encore aujourd’hui , écrit l’auteur d'un intéressant travail. Ils gardent, après tant de siècles, les mêmes traits, le même caractère, les mêmes inclinations . . On les distingue partout : à leurs défauts, à leurs qualités, A leurs passions. . . La civilisation a moditié plus ou moins leur apparence. . . Dès que la voix de la patrie les évoque, ils paraissent sous de nouveaux noms... Grands capitaines, caractères généreux , excellents citoyens, ils inspirent l’amour et l’admiration. » (La France acant set habitants et origine de tes. populations , pnr M. Moreau de JoüKÈa, membre do l’Institut, grand in-18, 1856, p. 234.)

(3) C'arrion - Misas a exagéré en disant (Histoire de l'art militaire, tome Ier. p. 190) : « César trouva les Gaulois aussi ignorants et 'aussi pen avancés dans l’art de la guerre qu’ils l’avaient été du temps de Camille. »

Les premiers succès des Gaulois firent introduire des modifications à l'équipement romain; les principales furent le casque en fer battu ot le pilum. Plus tard, au contraire, les Humains durent eu partie leurs avantages à la supériorité de leurs armes sur celles des Gaulois; je dis en partie , parce que les Gaulois se perdirent aussi de tout temps par leur manque accentué de discipline.

Les étendards gaulois portaient un sanglier comme signe distinctif et peut-être comme symbole de nationalité ; les Romains nous représentent, il est vrai, ce peuple combattant au chant du coq , mais c’est un jeu de mot latin, et rien de plus (1).

I>.) — Constitution militaire. • — Un chef renommé enrôlait des volontaires pour une expédition lointaine; le départ était alors facultatif, mais il devenait forcé pour la défense du pays. Les vieillards briguaient toujours le commandement, parce que c’était un honneur de mourir sur le champ de bataille.

Une particularité de la constitution militaire des Gaulois réside dans l’existence des soldirres, « gens, rapporte César, «lui se lient, à la vie et à la mort, à la bonne et à la mauvaise fortune d'un chel : s’il périt, ils périssent avec lui ou se donnent la mort à eux-mêmes, et , de mémoire d’homme, pas un seul n'a manqué à ce serment. » Lo même dévouement se reproduit dans l’ofdre civil : pour un Gaulois, c’est toujours un crime d’abandonner son patron en quelque extrémité qu’il se trouve (2).

c.j — Inpanterie. — L’infunterie gauloise se rangeait par

(4) Oallut lignifie à la fois cof ot Gauloit.

(2) Cisah, Guerre de « Gaule», lu, 22 et vil, 40. ;

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trouj)es serrées d'une profondeur variable , et que l’on voit aller jusqu’à 24 hommes; les fantassins desSuessions (peuples du Soissonnais) se distinguaient par une grande légèreté dans les manœuvres. Les rivières n’arrêtaient pas ces gens de pied, qui savaient construire des ponts de pilotis et des ponts de barques assujetties par des chaînes en fer.

d.) — Cavalerie. — Les Gaulois avaient des chars de

guerre et employaient habilement ces machines : courant d’abord de divers côtés, ils lançaient des traits sur l’ennemi , produisaient par là du désordre, pénétraient dans les escadrons, sautaient à terre et combattaient à pied, leurs chars s’écartant un peu de la mêlée, mais restant à leur portée; les conducteurs jouissaient d’une telle dextérité qu’ils arrêtaient court au milieu d’une descente (1).

La cavalerie sur chevaux s’approchait aussi de la perfection (2) : elle rendit des services à Annibal (3), fit preuve d’une grande bravoure sous César, parvint sous l’empire à être une des plus renommées. Certains peuples gaulois possédaient une cavalerie à trois chevaux, c’est-à-dire dans laquelle chaque cavalier était suivi de deux écuyers montés, équipés, destinés à lui passer leur cheval , s'il était démonté, ou à le remplacer et à prendre son rang, s’il était tué luimême.

(1) César, lv, 33. Los T révires produisaient les meilleurs conducteurs do cbsrs.

(2) Cette perfection fait comprendre combien le» Gaulois aimaient leurs chevaux et pourquoi plusieurs d’entre eux se faisaient enterrer avec leurs montures : n’oublions pat pourtant aussi que les Gnulois immolaient le oheval au soleil , et que ces sacrifices devaient amener près des tombes des ossements de cet animal. — Reportez-vous à la Dissertation sur tes ossements de cheval des tombeaux gauloie , par M. l’abbé Banterrf. , 4 842 , au tome V des Mémoire» des antiquaire» de Picardie.

(3) • Les Celtes étaient particulièrement redoutables dans le» combats do cavalerie et passaient pour y exceller. • (Plutarque, Vie de Marcellut.)

e.) — Costume, Armement. — Les Gaulois s’habillaient au moyen d’un pantalon large (braie), d’une chemise h manches et d’une casaque (saie). Le peuple portait toute la barbe; les nobles ne portaient que la moustache.

Le guerrier gaulois avait pour armes défensives une cuirasse en métal battu ou une cotte en mailles de fer, un casque, un bouclier; pour armes offensives une espèce de javelot et une épée (1). La cote de mailles était d’invention gauloise; le casqué était muni de' cornes de cerf ou d’un cimier métallique et sculpté, et surmonté de panaches touffus qui grandissaient le combattant; le bouclier, orné de figures diverses, était parfois trop petit. Quant à l’épée, dénuée de pointe, elle frappait de taille et, en raison de son trop de longueur, s’émoussait sur la bordure de fer des boucliers romains ou sur les piques des triaircs; au temps de Camille, les Gaulois la maniaient « à la barbare, lourdement et sans dextérité (2). »

Les Gaulois faisaient aussi un grand usage de Tare et des flèches.

Rappelons enfin que les Éduens firent combattre des soldats armés d’une manière particulière, en menant avec eux à l’ennemi «. les esclaves appelés crupcllaircs, destinés aux jeux des gladiateurs et entièrement couverts d’une armure de fer » (3).

f.) — Tactique. — César (4) nous apprend que les Gau-

(1) Quelquefois , surtout A l'origine , leur mépris de lu mort poussait les Gaulois à combattre nus, même contre des Adversaires pourvus de pièces défensives, mais ils restaient toujours a nu iis d’un bouclier, les bas-reliefs en font foi. (Voyez, par exemple, le sarcophage de la Vigna Ammendola.J

(2) Plutarque , Vie de Camille. ,

(3) Tacite, Annale*, m, 43.

(4) Guerre de t Gaule t, vil , tli. • * t ■-

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lois, , quand ils restaient en bataille, s’asseyaient, comme

dans leurs campements, sur des bottes de paille ou des fas- ' cines qu’ils portaient à dos dans les marches, cl auxquelles ils mettaient quelquefois le feu , afin que la fumée masquât utilement leuis mouvements ou leur fuite.

La tactique de ce peuple était presque nulle : elle se bornait à la rapidité et à la force du choc. Dans les combats, il se rangeait ordinairement sur une ligne, les chars aux ailes, ou bien encore les chars au centre et la cavalerie aux ailes.

Quelquefois, il formait une ligne à double front; quelquefois, il se massait eu carré, serrant les boucliers les uns près des autres, de manière à présenter un pourtour impénétrable.

g. ) — Cruautés. — Longtemps les Gaulois, tuèrent leurs . prisonniers de guerre et coupèrent sur le champ de bataille lès tètes de leurs ennemis; ces têtes, soigneusement conservées, devenaient un trophée de famille, trophée que chaque génération tenait à honneur d’augmenter; parfois, le crâne d’un adversaire, enchâssé dans fin pied précieux , servait aux libations des festins. On cite même des combats après lesquels les Gaulois attachaient leurs prisonniers garrottésà des arbres, et liraient dessus comme sur une cible.

Leur prédilection pour les larges blessures n’explique pas ces cruautés, qui avaient totalement disparu âu début de l’ère chrétienne.

h. ) — Fortification. — Parmi les places fortes de la Gaule, nous pouvons citer : Aduat (dans la province de. Naniur), entourée de rochers inaccessibles, et dont l’avenue se trouvait défendue par un double rempart; Yesontio (Besançon), presque enveloppée parle Doubs; Noviodunum (Noyon), dont les fossés étaient larges et les murailles élevées. Lutetia

204 II18TOUIK DE l’art DE LA GUERRE.

(Paris), circonscrite dans Pile de la Cité, ne compte qu’en second- ordre (1).

Voici, d’après César, le mode de construction des remparts de ces places : « Les murailles, chez les Gaulois, dit-il en ses Commentai rvs (2), sont presque toujours faites de la même manière. Ils couchent par terre, de leur long, de grosses poutres à 2 pieds de distance l’une de l’autre; au dedans, ils les attachent ensemble par des traverses, et rem* plissent de terre ce vide de 2 pieds ; ce même vide est comblé à l’extérieur de grosses pierres. A ce lit de poutres, de terre et de pierres, ils en ajoutent un second, gardant toujours le même intervalle, de sorte (juc les poutres ne se touchent point , et sont supportées par les pierres placées entre chaque rang. L’ouVrage est ainsi continué jusqu’à la hauteur convenable. Ces rangs de poutres et de pierres, ainsi entrelacées en échiquier, font un assez agréable effet, et ces sortes de murailles sont très-utiles et très-commodes pour la défense des villes : car les pierres les mettent à couvert du feu et les poutres du bélier; ces poutres ayant ordinairement 40 pieds de long, la muraille a de même 40 pieds d’épaisseur, et ne saurait être ni enfoncée ni démolie (3). »

Les Gaulois , sans camper chaque jour comme le voulait la prudence romaine, ce quj leur attira bien des désastres, possédaient quelque habitude des fortifications passagères :

(1 ) Les récentes publications sur Alesia , notamment celle de M- Ernest Dksjaüdins . fourbiront aussi des renseignements relatifs il la fortification gauloise : Omis, en général, ces publications (que l'on peut consulter h un antre -point do vue,' celui de l’art des sièges chez les Romains) traitent uvnut tout de l'emplacement toujours douteux, ce tne semble, de l'ancienne Alesia , située en Bourgogne suivant les uns, en Franche-Comté suivant d’autres.

' • (2) Guerre des Goulet, vil , 23".

(3) Maizkkov pense que cc genre 'de muraille résisterait bioo nu canon. (Art det tiiyu, pi 47.) - . ■

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quand ils se retranchaient sur une montagne ou toute autre position défensive, ife enveloppaient leur camp d’un fossé et d’une palissade ; plus tard , ils imitèrent- les camps romains.

Les Nerviens avaient rendu leur pays impraticable à la cavalerie et d’un accès difficile pour l’infanterie, en plantant en terre les branches recourbées des jeunes arbres, elles entrelaçant de ronces et d’épines.

i.) — Sièges. — La célèbre défense d’Avaricum (Bourges) par Vercingétorix dénote une certaine habileté dans la défense des places : on y retrouve l’emploi de galeries souterraines ou de mines sOus les terrasses des assiégeants, art spécial auquel s’entendaient surtout les Aquitains.

Les Gaulois étaient moins habiles pour assiéger : ils investissaient entièrement la place, chassaient au moyen de projectiles les défenseurs des. remparts, et, se protégeant par la tortue, approchaient des portes et démolissaient leS murailles. L’attaque du camp de Cicéron montre des procédés plus perfectionnés et imités des Romains, à savoir une ligne de circonvallation , des tours et des projectiles incendiaires.

j. ) — La Gaule romaine. — « La Gaule, a d R Sigrnis, défendit valeureusement sa liberté ; elle fut vaincue par scs divisions intestines, par ses jalousies qui empêchèrent trop longtemps la réunion de scs forces, par ses propres troupes, qui combattirent souvent contre leur patrie; par la discipline des Romains, par le génie et la fortune de César (1). » Ce conquérant sut apprécier les brillantes qualités guerrières du- peuple qu’il venait de mettrc sous le joug. Il forma

(t) Considérations sur l'esprit militaire des Gaulois , pat M'" (de SigkaihI, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint Louis, de l’Académie des inscriptions. Paris, ift-42j 1774, p. 644. •

20 fi HISTOIRE DE L’ART DE LA. GUERRE.

une légion gauloise, la légion de T Alouette, emblème de gaieté et de vigilance ; cette légion lui rendit d’éminents services dans la guerre civile et mérita ainsi en masse le droit de cité.

. Sous l’empire , la Gaule devint une des plus importantes provinces romaines; ses habitants s’amollirent par la culture des lettres, des arts, des plaisirs, prudemment amenée par Auguste et ses successeurs. L'esprit inquiet des Gaulois se fit pourtant voir encore dans plusieurs révoltes.

§ 5. PARTITES.

Nous plaçons les Parthes dans ce chapitre, parce qu’ils ont été conquis en partie par les Romains sous Trajan.

Ce peuple, exclusivement cavalier, se garantissait souvent par des armures façonnées en écailles, et couvrait ses montures de cuir (1); il paraissait admirable h cheval. 11 combattait en général de loin, escarmouchant , lançant des flèches innombrables avec l’irrésistible impétuosité que donne un arc puissant (2) ; ou bien , s’il approchait, c’était pour fuir (3) et attirer l’ennemi dans un pays dont les populations venaient de se retirer, et qu’il avait dévasté. Attaque subite, rapide, bruyante; adresse merveilleuse dans le tir; poursuite ou disparition instantanée (4), voilà presque à quoi se réduit sa

(1) Eitais do Montaigne, livre n , ohnp. 9.

(2) Plutarque, Pt'e de Crauut.

13) « Chez eux fuir c'était combattre, » h 35t Montesquieu (Grandeur et décadence det Romaine , chnp. 45). Dans la fuite, le cavalier parthe décochait ses flèches meurtrières par dessus sou épaule, et cela en courant A toute vitesse. .

(4) • Les Parthes, accoutumés à donner la chasse ou à prendre la fuite

PARTIIF.S.

tactique, qui a pour résultat ordinaire de lui faire perdre peu de combattants (1). 11 offre assez de ressemblance avec les Numides, et il fut aussi fatal aux Romains.

Les Parthes non-seulement se dispersaient pendant l’hiver, mais s’ennuyaient de toute guerre dès qu’il fallait tenir longtemps la campagne, et s’en retournaient dans leurs foyers;

V jamais, d’ailleurs, ils ne faisaient de provisions, ce qui les exposait d’autant plus à la disette que les opérations se prolongeaient davantage.

Ils n’entendaient rien aux sièges ni à l’usage des machines.

Leurs chefs affichaient un grand luxe (2).

avec une égale adresse , quittaient leurs rangs et se mettaient au large pour porter leurs coups. » (Tacite, Annale», vi, 25.)

(1) Plutarque, Vie d'Antoine.

(2) « I.e surrna (ou général) fardé, parfumé comme une fémme, invite gracieusement Crassus à une entrevue, et lui fait couper la tête, a (Michelet, Histoire romaine, République, 4 831 , tome II, p. 255.)

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