LES EGLISES
Plan polygonal.
(Eglise Santa Maria délia Croce à Crema.,
cédente (église Saint- André à Mantoue, « Madonna di Galliera » à Bologne, etc. ;
1 oratoire de Saint-Bernardin a Pérouse contient des tabernacles, etc.), commencent à jouer un rôle prépondérant, et dans ces niches prend place tout un peuple de statues, de même que des statues viennent se profiler, soit sur le fronton, soit sur le couronnement horizontal de la façade.
Les architectes de la Première Renaissance, Brunellesco aussi bien qu’Alberti et Rossellino, avaient renoncé à faire entrer les clochers dans l’ordonnance de leurs églises.
S’inspirant des traditions des premiers chrétiens, qui soit à Rome, soit à Ravenne, avaient conçu le campanile comme un édicule distinct, un certain nombre d’architectes
de la seconde période de la Renaissance se contentèrent d’accoler les tours à
l’église sans les y relier d’une façon organique (églises de Busto Arsizio, de
Canobbio, de Saronno, de San Satiro à Milan). Antonio da San Gallo lui -même sépara les deux clochers du corps de la fiiçade dans sa « Madonna di San Biagio », à Montepulciano, tout en les
faisant concourir à l’effet gé-
néral. Il était réservé à Bramante de rendre à ce membre si important de l’architecture religieuse une place digne de lui : dans ses projets pour Saint-Pierre de Rome, il opposa hardiment les clochers à la coupole et composa, à l’aide de ces différentes silhouettes, un ensemble qui n’avait rien à envier pour la richesse des combinaisons aux plus belles cathédrales romanes. Le projet de firçade composé par G. Rocchi pour la cathédrale de Pavie accorde également aux deux clochers une place prépondérante, à la gauche et à la droite du portail principal. Les clochers occupent une place
Plan polygonal.
(Eglise de 1’ « Incoronata • h Lodi.
plus considérable encore dans l’important projet de façade composé pour Saint-Pierre de Rome par Perino del Vaga, croit -on (collection Albertine à Vienne).
La COUPOLE, le facteur c]ui devait le plus contribuer à régénérer l’architecture religieuse de la Renaissance, offrit les combinaisons les plus variées et les plus pittoresques. Tantôt c’est un tambour à huit ou à douze fices qui
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La Coupole de Sainte-Marie des Grâces à Milan.
surmonte un carré et qui a pour couronnement une voûte plus ou moins aplatie (« Santa Maria delle Grazie » à Milan, Santa Maria à Busto Arsizio, « Madonna délia Pietà » à Canobbio, « Madonna di Campagna » à Plaisance, Santa Maria à Saronno, etc.); tantôt c’est une calotte plus ou moins sphérique. A Saint-Pierre de Rome, Bramante s’était proposé d’asseoir la coupole du Panthéon sur les arcades de la basilique de Constantin’.
I . Le souvenir de la coupole de Sainte-Sophie de Constantinople planait sur toutes ces tentatives ; en 1487, le Magistrat de Pavie écrivait au cardinal Ascanio Sforza pour le prier de comparer un projet qu'il lui envoyait avec les églises de Rome, et surtout avec Sainte- Sophie, « celeberrimo omnium templo ». (Malaspina, Meviorie storiche délia Fabhrica délia Cattedrale di Pavia ; Milan, 1816, p. 2.3 ')