Thode, Fran\ von Assis/', p. 5i
Rienzi (« Spirto gentil »), ou encore ses Trionfi, les sombres invectives ou visions de Dante, voilà de quoi enflammer le cœur et l’imagination du peintre. Aussi est-ce à ces deux coryphées de la poésie italienne que les quattrocentistes font sans cesse appel. Une centaine peut-être de sculpteurs, de peintres, de tapissiers, de brodeurs, de miniaturistes, de graveurs, entreprirent d’illustrer les Triomphes de Pétrarque1. Quant à la Divine Comédie, elle compta pour interprètes, outre les dessinateurs des éditions de Florence, de Brescia, de Venise, des maîtres de la valeur de Fra Angelico, de Botticelli, de Signorelli, de Baccio Baldini *.
On voit par ces quelques exemples combien sont variés, pour ne pas dire complexes, les facteurs qui ont rendu l’art du quattrocento si vivant et si savoureux.
1. Voy. la Renaissance an temps de Charles VIII, p. 149-102, et les Etudes sur les Triomphes de Pétrarque par M. le duc de Rivoli (Paris, Gazette des Beaux-Arts, 1887). — Il est à peine nécessaire de rappeler, au sujet de Pétrarque, les études si attachantes de M. Mézières, de M. L. Geiger, de M. de Nolhac, ainsi que le travail si délicat de M. Gebhart, les Origines de la Renaissance en Italie; Paris, 1879.