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I. Italie. Les Primitils

dôme de Città di Castello (commencé en 1482), avec des dauphins, des vases, des taureaux, des oiseaux, des mascarons1.

Quoique l’emploi des colonnes forme un des caractères distinctifs de la Renaissance comparée au moyen âge, les piliers continuèrent à entrer dans la

construction d’un certain nombre d’églises, soit associés aux colonnes, soit isolés (église San Francesco al Monte, près de Florence, cloître de Monte Oliveto Maggiore, etc.), surtout dans la haute Italie.

Les fresques représentant des fonds d’architecture ont> parfois le mérite de nous montrer, mieux que les édifices exécutés, ce qu’eussent voulu les architectes contemporains, si la pénurie des ressources dont ils disposaient n’avait pas entravé leur essor : dans plusieurs de ces constructions idéales, vrais châteaux en Espagne, on a poussé le luxe jusqu’à incruster dans les piliers des marbres précieux : tels sont les piliers peints par Pinturicchio dans la Mort de suint Bernardin, à l’Aracœli de Rome.

A Rome, on affectionne les piliers octogonaux du moyen âge, assez disgracieux de leur nature : églises SS. Nérée et Achillée (piliers refaits au quinzième siècle), portiques de Saint-Pierre es Liens et des Saints-Apôtres, petit palais de Saint-Marc; ces piliers ont été également employés à Florence dans le palais Giugni-Canigiani, et par Michelozzo dans la cour du Palais Vieux.

Colonnes à entablement et à arc. r •< •> i • , . < i> ,

(Église Saint - Laurent à Florence.) Le quil«ieme siècle a pris a tache d epuiser

tous les types imaginables de pilastres : si les loscans affectionnent les pilastres unis et les pilastres cannelés, avec les cannelures, soit à côte, soit à arête vive, les architectes de l’Italie supérieure emploient tour à tour les pilastres à torsades (palais Fava à Bologne) ou les pilastres historiés, avec des ornements tantôt sculptés dans la pierre, tantôt moulés en terre cuite et rapportés (palais lloverella à Ferrare, cathédrale de Côme, etc.).

1 . Vasari raconte que Michelozzo 11e dédaignait pas de sculpter de sa ntain des chapiteaux (édit. Milanesi, t. II, p. qSp). Le chapiteau de bronze placé sous la chaire extérieure de la cathédrale de Prato est également son œuvre. (Guasti, il Pergamo cli Donalello bel duomo di Prato, p. 20.)

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