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LES PORTES

suadé, pour notre part, que si tant est que Michelozzo en ait iourni le dessin,

l'oite du palais des Médicis a Milan, attribuée a Michelozzo. (Musée de IJrera

son projet a été singulièrement maltraité par ses interprètes de la haute Italie.

Quant aux vantaux des portes, tels que ceux du Baptistère de Florence, de la sacristie de Saint-Laurent et de la sacristie de la cathédrale dans la même

ville, de Saint-Pierre de Rome, ils appartiennent au domaine de la sculpture et feront l’objet de notices spéciales dans la biographie de leurs auteurs, Ghiberti, Donatello, Luca délia Robbia, Filarete.

L’architecture italienne, telle qu’elle s’est manifestée dans les créations des coryphées florentins de la première période, et surtout chez le précurseur de génie qui s’appelle Brunellesco, a pour note dominante un invincible besoin de simplicité et de clarté, développé peut-être par l’étude des mathématiques. C’en est fait désormais, sauf chez les représentants du style de transition, des

formes si variées, si riches, parfois si capricieuses, chères au moyen âge : considérez l’ensemble de l’édifice aussi bien que ses moindres détails, partout s’affirmera le triomphe, soit de la ligne droite, soit du plein cintre, comme si, par quelque intuition plus normale des lois de la statique, on avait voulu ramener l’art de bâtir à ne plus former qu’une branche de la géométrie. Une preuve entre cent : la fenêtre gothique avec ses meneaux dessinant des trèfles, des rosaces, des flammes ondulantes, etc., etc., avait divisé la lumière en une infinité de motifs plus ou moins pittoresques : la fenêtre de la Renaissance sera invariablement rectangulaire ou cintrée, sans fioritures ni dentelures d’aucune sorte; tout au plus, dans les palais de Brunellesco et de ses imitateurs, une colonnette partagera-t-elle le cintre principal en deux cintres plus petits. Adieu désormais tout ce qui s’appelait pénombre, antaisie, mystère.

Le type préconisé par Brunellesco pour l’architecture religieuse, c’est la fenêtre cintrée. Le fondateur de l’École florentine en a fait usage à S. Lorenzo, à S. Spirito, à la chapelle des Pazzi. Ces tenêtres, dont l’élégance est contestable, s’offrent également à nous dans une foule d’églises de l’Italie supérieure : églises de la « Madonna di Galbera » et de S. Spirito à Bologne, de S. Zaccaria et de « Santa Maria dei Miracoli » à Venise, etc.

Un type que l’on rencontre assez rarement dans les églises (« Confraternità di S. Rocco » à Venise, etc.), mais qui caractérise les palais florentins de la première période, c’est la fenêtre cintrée et bilobée ou géminée1. Ici il serait injuste de dire que la Renaissance a copié l’antiquité : elle s’est bornée, s’autorisant de l’exemple de Brunellesco, à reproduire un des types favoris du moyen âge. Nous trouvons la fenêtre bilobée plus ou moins modifiée, à Flo-

1 . Au palais des Médicis, le médaillon placé au-dessus de la colonnette, à la naissance des deux arcs, est orné d’une rosace sculptée en bas-relief; au palais Strozzi, de rois croissants.

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