Die Architektur der Renaissance in Toscana
2. Braghirolli. — Mancini, Vit a di Leon Battista Alberti, p. 432-436.
ALBERTI
les fenêtres bilobées reproduisent, avec de légères variantes seulement, celles du même palais, l’idée d’élégance se substitue à celle de détense et produit
Façade du palais Ruccellaï a !• lorence.
l’impression d’une œuvre véritablement moderne. Ces pilasties nous montient en outre une pensée terme et claire, groupant avec netteté les membres de la construction, au lieu de s’en remettre en quelque sorte au basai d poui intioduire de l’ordre dans des amoncellements de blocs gigantesques rappelant les murs cyclopéens. On a constaté qu’au palais Ruccellaï les pilastres vont en dimi-
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E. Müntz. — 1. Italie. Les Rnmitils.
nuant de hauteur du rez-de-chaussée à l’étage supérieur, et que la corniche n’occupe que la dix-septième partie de la hauteur totale de la façade, tandis qu’au palais des Médicis cette proportion est d’un huitième1.
A l’oratoire de Saint-Pancrace, situé à peu de distance du palais Ruccellaï, Alberti construisit une chapelle destinée à la sépulture de cette famille, et contenant en outre une réduction du Saint-Sépulcre (1467). Ce gracieux monument existe encore2.
La façade de Sainte-Marie Nouvelle, construite par Alberti aux frais de Jean Ruccellaï, a été décrite et appréciée dans un précédent chapitre (p. 406); rappelons ici que ce travail considérable, projeté dès 1448", fut terminé en 1470, ainsi qu’en fait foi une inscription monumentale : Johannes Oricellarius Pauli F. anno MCCCCLXX.
C’est aux Gonzague de Mantoue que nous ramène la construction du choeur de l’église des Servîtes ou de l’Annonciation à Florence, entreprise à laquelle le marquis Louis consacra 5ooo florins. Il s’agissait de reprendre, en le modifiant, le plan élaboré par Michelozzo d’abord, par Antonio Manetti ensuite, et de tirer parti dans une certaine mesure des fondations préexistantes, fondations qui imposaient à Alberti la forme circulaire. Le projet de celui-ci souleva une telle opposition, que son protecteur, le marquis Louis, songea un instant à retirer ses subsides et à laisser là l’ouvrage commencé. Alberti en effet avait mis en avant une idée des plus originales : appuyer la coupole sur huit niches demi-circulaires, prises dans l’épaisseur du mur (niches qui devaient servir de chapelles, malgré leur étroitesse), et relier directement, sans transition , la rotonde au corps même de l’église par une baie gigantesque. Commencés en 1470, les travaux ne furent achevés qu’en 1476, après la mort d’Alberti. Depuis, des embellissements ou restaurations considérables ont altéré singulièrement cet ouvrage, dont l’ensemble comme les détails n’ont cessé de donner prise à la critique.
La dernière et l’une des plus grandioses conceptions d’Alberti lut le plan de l’église Saint-André à Mantoue (gravé page 468)8 Les dessins étaient terminés le 22 octobre 1470; mais leur auteur put à peine voir le commencement des travaux, car il mourut en 1472. L’idée fondamentale de l’édifice est une net centrale voûtée en berceau et reposant sur d’autres voûtes en berceau, qui forment des chapelles profondes ; ces chapelles à leur tour sont séparées par