LES ARC HITECTES DE ROME
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La cour du palais de Saint-Marc (palais de Venise) à Rome.
Le jardin du petit palais de Saint-Marc (palais de \ "mise) à Rome
monument qui comprend le grand palais proprement dit, avec son cortile imité du Colisée, et le petit palais (« palazzetto »), fut commencé vers 1455 par le cardinal Barbo et continué par le même prélat devenu le pape Paul II (I 1471). On ignore le nom de l’architecte qui en a tracé les plans (ce ne fut certainement pas Baccio Pontelli) : nous savons seulement que Giuliano da San Gallo, Giacomo da Pietrasanta, Giovannino de’ Dolci, y ont travaillé.
Un autre édifice d’une grande importance, la Loge de la bénédiction (commencée sous Pie II, terminée sous Alexandre VI, détruite au dix -septième siècle), formait une sorte de portique à trois étages, avec des colonnes engagées. Giuliano da San Gallo et d’autres artistes célèbres prirent part à sa construction.
A Naples, un petit nombre seulement de monuments rentrent dans le cadre de ce premier volume.
Nous avons déjà fait connaissance (pages 112 et suiv.) avec les architectes attachés au service d’Alphonse V et de Ferdinand Ier, notamment avec Pietro di Martino, de Milan, qui éleva l’arc de triomphe du « Castel Nuovo ». En dehors de l’arc de triomphe, il n’y a lieu de citer ici que le palais Maddaloni- Colobrano, ou Sant’ Angelo, que son propriétaire, Diomede Caraft'a, fit reconstruire en 1466 et orner d’un portail dans le goût florentin; puis les cloîtres de Monte Oliveto et de San Severino, attribués à Andrea Ciccione, et quelques portails.
Nous retrouverons dans notre second volume et les Giuliano da Majano et les Giuliano da San Gallo et les Giovanni da Mormanno, et bien d’autres architectes, avec les édifices dont ils ont enrichi Naples vers la fin du siècle, la « Porta Capuana », Poggio Reale, la chapelle de Pontano, etc.
En longeant les côtes de l’Adriatique pour remonter vers le nord, de Brindisi à Venise, le monument le plus remarquable et le plus complet de la Première Renaissance est, en dehors du temple des Malatesta à Rimini, le palais ducal d’Urbin, aujourd’hui encore relativement bien conservé1. Commencé dès 1447, à ce que l’on affirme, par Frédéric de Montefeltro, d’abord comte, puis duc d’Urbin, ce noble édifice fut continué à partir de 1467, et augmenté de la partie à laquelle il doit principalement sa réputation : de là l’irrégularité du plan. Le 10 juin 146(8, le prince adressait à 1’ « egregio huomo maestro Lutiano, dotto et instruito in quest’ arte (dell’ architettura) », les lettres patentes qui le nommaient architecte en chef du palais2.
des Papes , t. II, p. 49 et suiv., dans un article que j’ai publié dans la revue l’Art (i883, t. IV), et dans GU Studj in Italia, 1884. Voy. en outre le Melos^o da Forli, de M. Schmarsow, p. 63 et suiv., l’article de M. G. Gatti dans les Studi e documenti di Storia e Diritto (1887) et celui de M. Stevenson dans les Mélanges de V École française de Rome ( 1 888) .