Bode, Italieniscbe Bildhauer. p. 219. Cf. p
2. Voy. ci-dessus, p. 292. Il existe cependant des masques funéraires bien antérieurs : celui de Dante (f 1 32 1 , au Musée des Offices), celui de Brunellesco (f 1446, à l'œuvre du Dôme : gravé ci-dessus, p. 441).
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se répandit de mouler le visage des morts, ce qui occasionnait peu de frais : de là vient que l’on voit dans chaque maison de Florence, sur les cheminées, les portes, les fenêtres et les corniches, une masse de ces portraits, si bien faits et si naturels qu’ils paraissent vivants. Cet usage s’est maintenu jusqu’à nos jours, et j’en ai tiré de grandes facilités pour me procurer les portraits de beaucoup de personnages que j’ai placés dans les peintures du Palais (vieux) représentant Y Histoire du duc Cosme. Grâces soient rendues au talent d’Andrea Verrocchio, qui fut un des premiers à appliquer ce procédé. »
M. Courajod a reconnu ce point de départ, à savoir le moulage sur nature, dans le buste d ’Annalena Malatesta, par le Vecchietta, au Musée national de Florence, dans des bustes du Musée de Berlin et du Musée de South Kensington, dans un buste en terre cuite qui est en sa possession 1 , dans la belle tête de cire du Musée Wicar à Lille, faussement attribuée à Raphaël. « Souvent, ajoute M. Courajod, au moyen de retouches, les sculpteurs faisaient disparaître les traces matérielles des emprunts directs demandés à la nature.... L’École florentine finit par se trouver mal de ce procédé et, à force de rechercher la vérité anatomique, par donner à ses œuvres un aspect morbide et cadavérique. »
Grâce à de telles pratiques, grâce à la saveur réaliste dont elle se pénètre encore, la sculpture du quinzième siècle l’emporte sensiblement sur celle de l’âge suivant : les bustes de Donatello, de Desiderio, de Mino, de Pollajuolo, n’ont pas été surpassés, les uns pour l’exubérance de la vie et la force de la caractéristique, les autres pour la distinction ou la suavité.
La sculpture du quinzième siècle ne comptait guère d’ « animalier » de pro-
). Quelques Monuments de lu Sculpture funéraire. Paris, 1882.
Buste d'Annalena Malatesta, par le Vecchietta. (Musée national de Florence.)